160 ans de la Gazette du Canada — page 6

Changement et stabilité

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Depuis plus d'un siècle et demi de service aux Canadiens, la Gazette du Canada offre à chaque citoyen, même dans les régions les plus éloignées, la possibilité de faire entendre sa voix dans les décisions gouvernementales qui peuvent le toucher.

Bien que désignée comme une seule publication, la Gazette du Canada est publiée en trois parties. La Partie I, qui paraît tous les samedis, contient les avis généraux, les nominations officielles et les règlements fédéraux projetés. La Partie II est publiée tous les deux mercredis et renferme le texte des nouveaux règlements. La Partie III contient toutes les lois publiques et leur proclamation et elle est publiée à intervalles irréguliers, ordinairement quand le nombre de lois le justifie, soit trois ou quatre fois par année.

Caractères d'imprimerie en boisLa Gazette du Canada donne à chaque personne la même possibilité de prendre connaissance d'un règlement projeté. Les règlements ont pour objet de contrôler une activité, un produit ou une marchandise lorsque la santé ou la sécurité sont en cause. La parution dans la Gazette du Canada est la dernière étape qui précède l'adoption d'un règlement. Depuis 1986, le gouvernement fédéral suit une politique de prépublication des règlements projetés dans la Partie I de la Gazette du Canada, ce qui donne aux citoyens la possibilité d'exprimer leurs observations et leurs préoccupations sur un sujet particulier.

La dernière décennie du XXe siècle a été une période pleine de défis et de possibilités pour la Gazette du Canada. Tout au long de cette période de changement constant, un principe est demeuré inchangé : l'équipe de production devait trouver de nouvelles approches pour améliorer ses services tout en respectant la tradition du journal officiel du gouvernement du Canada.


Une période de défis et de possibilités pour la Direction de la Gazette du Canada

La Direction de la Gazette du Canada, autrefois la Section de la Gazette du Canada, fait partie de Communication Canada. Elle est chargée de publier les trois parties de la Gazette du Canada, ainsi que des éditions spéciales et des suppléments, au besoin. La Direction publie également les index des parties I et II, tel qu'il est requis.

En 1983, le greffier du Conseil privé a chargé un comité d'examiner les activités de la Direction de la Gazette du Canada. Au cours de cet examen, l'augmentation du volume et des coûts de la Gazette du Canada a retenu l'attention. De fait, le nombre de pages imprimées avait triplé en moins de dix ans et les coûts avaient presque décuplé pendant la même période.

Par la suite, il a été recommandé et adopté que la Direction de la Gazette du Canada fonctionne selon la formule de recouvrement des coûts, ce qui a sonné le glas de sa tradition plus que centenaire de services gratuits de publication. Depuis le 1er avril 1986, les clients gouvernementaux et ceux du secteur privé doivent payer pour publier leurs avis dans la Gazette du Canada et, les gens, pour s'abonner à la version imprimée.

Une étude d'efficacité menée en 1987 recommandait l'intégration de toutes les fonctions de la Direction de la Gazette du Canada. À cette époque, les divisions de la composition et de la révision étaient physiquement séparées l'une de l'autre, ce qui pouvait entraîner, certaines semaines, jusqu'à 500 échanges manuels ou plus de documents. Dans ces conditions, la Direction, bien que responsable en bout de ligne de la livraison en temps opportun du journal, ne pouvait exercer qu'un contrôle opérationnel minimal sur l'ensemble du processus de production. Le 1er avril 1989, les deux divisions d'exécution, de même que la Division de l'administration, ont été regroupées au sein de la nouvelle Section de la Gazette du Canada.

En 1989, dans un effort pour accroître l'efficacité et le recours aux nouvelles technologies, un rabais a été offert aux clients pour les inciter à envoyer leurs avis tant sous forme d'imprimé que sur disquette. Cette initiative a réduit considérablement le besoin de faire la saisie des textes et a facilité le respect des délais serrés de publication.


Quelques vieilles traditions se perdent

La modernisation du cadre physique de l'édition du journal officiel a forcé certaines méthodes de travail à être reléguées aux livres d'histoire de la Gazette du Canada. Ainsi, l'équipe de production n'a plus à utiliser la canalisation pneumatique pour envoyer les textes entre les réviseurs et les typographes, jadis logés à deux étages différents au Bureau de l'imprimeur de la Reine, à Hull (Québec). L'installation dans les mêmes locaux des divisions de la révision et de la composition a entraîné la disparition de l'ancienne lampe qui, lorsqu'allumée, annonçait que le travail était prêt. Pendant des années, les tables lumineuses et les cireuses étaient utilisées pour la mise en page des éléments non textuels, tels les graphiques, tableaux et cartes, sur un gabarit de la Gazette du Canada. Ce n'est qu'en 1996 que la Direction a acquis les logiciels permettant l'utilisation de fichiers graphiques électroniques. L'ancien équipement ne sert plus désormais qu'en de rares occasions, quand toutes les solutions électroniques ont échoué.

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