ARCHIVÉ — Vol. 146, no 26 — Le 19 décembre 2012

Enregistrement

DORS/2012-274 Le 7 décembre 2012

LOI SUR L’IMMIGRATION ET LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés

C.P. 2012-1643 Le 6 décembre 2012

Sur recommandation du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration et en vertu du paragraphe 5(1) et de l’article 14 (voir référence a) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (voir référence b), Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, ci-après.

RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR L’IMMIGRATION
ET LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

MODIFICATIONS

1. (1) La définition de «  Classification nationale des professions », à l’article 2 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (voir référence 1) , est remplacée par ce qui suit :

  • « Classification nationale des professions »
    National Occupational Classification
  • « Classification nationale des professions » Le document intitulé Classification nationale des professions élaboré par le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences et Statistique Canada, avec ses modifications successives.

(2) L’article 2 du même règlement est modifié par adjonction, selon l’ordre alphabétique, de ce qui suit :

  • « Canadian Language Benchmarks »
    Canadian Language Benchmarks
  • « Canadian Language Benchmarks » Pour l’anglais, le document intitulé Canadian Language Benchmarks : English as a Second Language for Adults élaboré par le Centre des niveaux de compétence linguistique canadiens, avec ses modifications successives.
  • « Niveaux de compétence linguistique canadiens »
    Niveaux de compétence linguistique canadiens
  • « Niveaux de compétence linguistique canadiens » Pour le français, le document intitulé Niveaux de compétence linguistique canadiens : français langue seconde pour adultes élaboré par le Centre des niveaux de compétence linguistique canadiens, avec ses modifications successives.

2. L’alinéa 70(2)b) du même règlement est remplacé par ce qui suit :

  • b) la catégorie de l’immigration économique, qui comprend la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral), la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral — transitoire), la catégorie des travailleurs qualifiés (Québec), la catégorie des candidats des provinces, la catégorie de l’expérience canadienne, la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), la catégorie des investisseurs, la catégorie des entrepreneurs, la catégorie des travailleurs autonomes, la catégorie des investisseurs (fédéral — transitoire), la catégorie des entrepreneurs (fédéral — transitoire) et la catégorie des travailleurs autonomes (fédéral — transitoire);

3. (1) Le passage de l’article 73 du même règlement précédant les définitions est remplacé par ce qui suit :

73. (1) Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente section.

(2) La définition de « diplôme », au paragraphe 73(1) du même règlement, est abrogée.

(3) Le paragraphe 73(1) du même règlement est modifié par adjonction, selon l’ordre alphabétique, de ce qui suit :

  • « attestation d’équivalence »
    equivalency assessment
  • « attestation d’équivalence » S’entend d’une évaluation faite par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 75(4), à l’égard d’un diplôme, certificat ou attestation étranger, attestant son équivalence avec un diplôme canadien et se prononçant sur son authenticité.
  • « diplôme canadien »
    Canadian educational credential
  • « diplôme canadien » Tout diplôme, certificat ou attestation obtenu pour avoir réussi un programme canadien d’études ou un cours de formation offert par un établissement d’enseignement ou de formation reconnu par les autorités provinciales chargées d’enregistrer, d’accréditer, de superviser et de réglementer de tels établissements.
  • « habileté langagière »
    language skill area
  • « habileté langagière » S’entend de l’expression orale, la compréhension de l’oral, la compréhension de l’écrit et l’expression écrite.
  • « travail à temps plein »
    full-time work
  • « travail à temps plein » Équivaut à au moins trente heures de travail par semaine.

(4) L’article 73 du même règlement est modifié par adjonction, après le paragraphe (1), de ce qui suit :

Définition de « travail »

(2) Malgré la définition de « travail » à l’article 2, pour l’application de la présente section, « travail » s’entend de l’activité qui donne lieu au paiement d’un salaire ou d’une commission.

4. Le même règlement est modifié par adjonction, après l’article 73, de ce qui suit :

Dispositions générales

Critères

74. (1) Pour l’application des alinéas 75(2)d), 79(3)a), 87.1(2)d) et e) et 87.2(3)a), le ministre établit, par catégorie réglementaire ou par profession, les niveaux de compétence linguistique minimaux en se fondant sur les éléments ci-après et en informe le public :

  • a) le nombre de demandes en cours de traitement au titre de toutes les catégories prévues à la présente partie;

  • b) le nombre d’immigrants qui devraient devenir résidents permanents selon le rapport présenté au Parlement conformément à l’article 94 de la Loi;

  • c) les perspectives d’établissement au Canada des demandeurs au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral), de la catégorie de l’expérience canadienne et de la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), compte tenu de leur profil linguistique, des facteurs économiques et d’autres facteurs pertinents.

Niveaux de compétence linguistique minimaux

(2) Les niveaux de compétence linguistique minimaux établis par le ministre sont fixés d’après les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks.

Désignation pour l’évaluation de la compétence linguistique

(3) Le ministre peut désigner, pour la durée qu’il précise, toute institution ou organisation chargée d’évaluer la compétence linguistique si l’institution ou l’organisation possède de l’expertise en la matière et si elle a fourni une équivalence des résultats de ses tests d’évaluation linguistique avec les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks.

Informer le public

(4) Le ministre informe le public du nom des institutions ou organisations désignées.

Définition de « entente de service »

(5) Pour l’application du paragraphe (6), « entente de service  » s’entend de l’entente conclue entre le gouvernement du Canada et une institution ou organisation dans le but que cette dernière fournisse un service d’évaluation de la compétence linguistique des étrangers.

Révocation de la désignation

(6) Le ministre peut révoquer la désignation d’une institution ou organisation en se fondant sur l’une des raisons suivantes :

  • a) elle ne remplit plus les critères prévus au paragraphe (3);

  • b) elle a fourni des renseignements faux, erronés ou trompeurs ou elle a enfreint une disposition d’une loi fédérale ou provinciale qui s’applique au service qu’elle fournit;

  • c) le gouvernement du Canada, l’institution ou l’organisation a résilié l’entente de service.

Preuve concluante

(7) Les résultats de l’évaluation de la compétence linguistique faite par une institution ou organisation désignée constituent une preuve concluante de la compétence linguistique du demandeur au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral), de la catégorie de l’expérience canadienne, ou de la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), selon le cas.

5. (1) Les alinéas 75(2)a) et b) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

  • a) il a accumulé, de façon continue, au moins une année d’expérience de travail à temps plein ou l’équivalent temps plein pour un travail à temps partiel, au cours des dix années qui ont précédé la date de présentation de sa demande de visa de résident permanent, dans la profession principale visée par sa demande appartenant au genre de compétence 0 Gestion ou aux niveaux de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions, exception faite des professions d’accès limité;

  • b) pendant cette période d’emploi, il a accompli l’ensemble des tâches figurant dans l’énoncé principal établi pour la profession dans les descriptions des professions de cette classification;

(2) Le paragraphe 75(2) du même règlement est modifié par adjonction, après l’alinéa c), de ce qui suit :

  • d) il a fourni les résultats d’une évaluation de sa compétence en français ou en anglais — datant de moins de deux ans au moment où la demande est faite — faite par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3), et il a obtenu, pour chacune des quatre habiletés langagières, au moins le niveau de compétence applicable établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1);
  • e) il a soumis l’un des documents suivants :
    • (i) son diplôme canadien,
    • (ii) son diplôme, certificat ou attestation étranger ainsi que l’attestation d’équivalence, datant de moins de cinq ans au moment où la demande est faite.

(3) L’article 75 du même règlement est modifié par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

Ordre professionnel désigné

(2.1) Dans le cas où un ordre professionnel a été désigné en vertu du paragraphe (4) à l’égard de la profession principale visée par sa demande, le diplôme, certificat ou attestation étranger soumis par l’étranger doit se rapporter à cette profession et l’attestation d’équivalence — datant de moins de cinq ans au moment où la demande est faite — doit être faite par cet ordre professionnel et établir que le diplôme, certificat ou attestation étranger est équivalent au diplôme canadien requis pour l’exercice de cette profession dans au moins l’une des provinces où les attestations d’équivalence de cet ordre professionnel sont reconnues.

(4) L’article 75 du même règlement est modifié par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Désignation pour les attestations d’équivalence

(4) Pour l’application de l’alinéa (2)e) et du paragraphe (2.1), le ministre peut, en se fondant sur les critères ci-après, désigner, pour la durée qu’il précise, des institutions ou organisations chargées de faire des attestations d’équivalences :

  • a) l’institution ou l’organisation est dotée d’une expertise reconnue en matière d’authentification et d’évaluation des diplômes, certificats ou attestations étrangers visant à établir leur équivalence avec les diplômes canadiens;

  • b) s’agissant d’un ordre professionnel, ses attestations d’équivalence sont reconnues par au moins deux organismes provinciaux de réglementation professionnelle régissant une profession exigeant un permis délivré par un organisme provincial de réglementation et appartenant au niveau de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions.

Informer le public

(5) Le ministre informe le public du nom des institutions ou organisations désignées.

Définition de « entente de service »

(6) Pour l’application du paragraphe (7), « entente de service  » s’entend de l’entente conclue entre le gouvernement du Canada et une institution ou organisation dans le but que cette dernière fournisse un service d’évaluation de l’authenticité des diplômes, certificats ou attestations étrangers et de leur équivalence avec un diplôme canadien.

Révocation de la désignation

(7) Le ministre peut révoquer la désignation d’une institution ou organisation en se fondant sur l’une des raisons suivantes :

  • a) elle ne remplit plus les critères prévus au paragraphe (4);

  • b) elle a fourni des renseignements faux, erronés ou trompeurs ou elle a enfreint une disposition d’une loi fédérale ou provinciale qui s’applique au service qu’elle fournit;

  • c) le gouvernement du Canada, l’institution ou l’organisation a résilié l’entente de service.

Preuve concluante

(8) Pour l’application de l’alinéa (2)e), du paragraphe (2.1) et de l’article 78, l’attestation d’équivalence constitue une preuve concluante, de l’équivalence avec un diplôme canadien, du diplôme, du certificat ou de l’attestation obtenu à l’étranger.

6. Les sous-alinéas 76(1)b)(i) et (ii) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

  • (i) soit dispose de fonds transférables et disponibles — non grevés de dettes ou d’autres obligations financières — d’un montant égal à la moitié du revenu vital minimum qui lui permettrait de subvenir à ses propres besoins et à ceux des membres de sa famille,
  • (ii) soit s’est vu attribuer des points aux termes des alinéas 82(2)a), b) ou d) pour un emploi réservé, au Canada, au sens du paragraphe 82(1).

7. Les articles 77 à 79 du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

Application

77. Pour l’application de la partie 5, les exigences et critères prévus aux articles 75 et 76 doivent être remplis au moment où la demande de visa de résident permanent est faite et au moment où le visa est délivré.

Grille de sélection

Études (25 points)

78. (1) Un maximum de 25 points d’appréciation sont attribués au travailleur qualifié pour tout diplôme canadien ou pour toute attestation d’équivalence fournis à l’appui de la demande, selon la grille suivante :

  • a) 5 points, pour le diplôme de niveau secondaire;

  • b) 15 points, pour le diplôme de niveau postsecondaire visant un programme nécessitant une année d’étude;

  • c) 19 points, pour le diplôme de niveau postsecondaire visant un programme nécessitant deux années d’études;

  • d) 21 points, pour le diplôme de niveau postsecondaire visant un programme nécessitant au moins trois années d’études;

  • e) 22 points, pour l’obtention d’au moins deux diplômes de niveau postsecondaire dont l’un des deux visant un programme nécessitant au moins trois années d’études;

  • f) 23 points, pour le diplôme de niveau universitaire de deuxième cycle ou pour le diplôme visant un programme d’études nécessaire à l’exercice d’une profession exigeant un permis délivré par un organisme de réglementation provincial et appartenant au niveau de compétence A de la matrice de la Classification nationale des professions;

  • g) 25 points, pour le diplôme de niveau universitaire de troisième cycle.

Plus d’un diplôme

(2) Pour l’application du paragraphe (1), les points sont accumulés de la façon suivante :

  • a) sauf dans le cas prévu à l’alinéa (1)e), ils ne peuvent être additionnés les uns aux autres du fait que le travailleur qualifié possède plus d’un diplôme;

  • b) ils sont attribués en fonction du diplôme canadien ou de l’attestation d’équivalence fournis à l’appui de la demande de visa de résident permanent qui procure le plus de points.

Langues officielles

79. (1) Le travailleur qualifié indique dans sa demande de visa de résident permanent la langue — français ou anglais — qui doit être considérée comme sa première langue officielle au Canada et fait évaluer sa compétence dans cette langue par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3).

Seconde langue officielle – compétence

(2) S’il souhaite obtenir des points pour sa seconde langue officielle, le travailleur qualifié fournit, avec sa demande de visa de résident permanent, les résultats d’une évaluation de sa compétence dans cette deuxième langue — datant de moins de deux ans au moment où la demande est faite — faite par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3).

Compétence en français et en anglais (28 points)

(3) Le maximum de points d’appréciation attribués pour la compétence du travailleur qualifié dans sa première langue officielle du Canada est de 24 et dans sa seconde langue officielle du Canada est de 4, calculés d’après les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks selon la grille suivante :

  • a) pour les quatre habiletés langagières dans sa première langue officielle :
    • (i) au niveau de compétence minimal établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1), 4 points pour chaque habileté langagière,

    • (ii) au niveau supérieur suivant le niveau de compétence minimal établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1), 5 points pour chaque habileté langagière,

    • (iii) au moins au deuxième niveau supérieur suivant le niveau de compétence minimal établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1), 6 points pour chaque habileté langagière;
  • b) pour les quatre habiletés langagières dans sa seconde langue officielle, 4 points, si les compétences du travailleur qualifié correspondent au moins au niveau 5 pour chaque habileté langagière.

8. Les paragraphes 79(3) et (4) du même règlement sont abrogés.

9. (1) Le paragraphe 80(1) du même règlement est remplacé par ce qui suit :

Expérience (15 points)

80. (1) Un maximum de 15 points d’appréciation sont attribués au travailleur qualifié en fonction du nombre d’années d’expérience de travail à temps plein, ou l’équivalent temps plein pour un travail à temps partiel, au cours des dix années qui ont précédé la date de présentation de la demande, selon la grille suivante :

  • a) 9 points, pour une année d’expérience de travail;

  • b) 11 points, pour deux à trois années d’expérience de travail;

  • c) 13 points, pour quatre à cinq années d’expérience de travail;

  • d) 15 points, pour six années d’expérience de travail et plus.

(2) Le paragraphe 80(7) du même règlement est abrogé.

10. L’article 81 du même règlement est remplacé par ce qui suit :

Âge (12 points)

81. Un maximum de 12 points d’appréciation sont attribués au travailleur qualifié en fonction de son âge au moment de la présentation de sa demande, selon la grille suivante :

  • a) 12 points, s’il est âgé de dix-huit ans ou plus, mais de moins de trente-six ans;

  • b) 11 points, s’il est âgé de trente-six ans;

  • c) 10 points, s’il est âgé de trente-sept ans;

  • d) 9 points, s’il est âgé de trente-huit ans;

  • e) 8 points, s’il est âgé de trente-neuf ans;

  • f) 7 points, s’il est âgé de quarante ans;

  • g) 6 points, s’il est âgé de quarante et un ans;

  • h) 5 points, s’il est âgé de quarante-deux ans;

  • i) 4 points, s’il est âgé de quarante-trois ans;

  • j) 3 points, s’il est âgé de quarante-quatre ans;

  • k) 2 points, s’il est âgé de quarante-cinq ans;

  • l) 1 point, s’il est âgé de quarante-six ans;

  • m) 0 point, s’il est âgé de moins de dix-huit ans ou de quarante-sept ans ou plus.

11. (1) Le paragraphe 82(1) du même règlement est remplacé par ce qui suit :

Définition de « emploi réservé »

82. (1) Pour l’application du présent article, « emploi réservé » s’entend de toute offre d’emploi au Canada pour un travail à temps plein non saisonnier et à durée indéterminée appartenant au genre de compétence 0 Gestion ou aux niveaux de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions présentée par un employeur autre qu’une ambassade, un haut-commissariat ou un consulat au Canada ou un employeur dont le nom figure sur la liste visée au paragraphe 203(6).

(2) Le passage du paragraphe 82(2) du même règlement précédant le sous-alinéa d)(ii) est remplacé par ce qui suit :

Emploi réservé (10 points)

(2) Dix points sont attribués au travailleur qualifié pour un emploi réservé, s’il est en mesure d’exercer les fonctions de l’emploi et s’il est vraisemblable qu’il acceptera de les exercer, et que l’un des alinéas suivants s’applique :

  • a) le travailleur qualifié se trouve au Canada et est titulaire d’un permis de travail valide au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et, au moment de la délivrance du visa, il est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186, les conditions suivantes étant réunies :
    • (i) le permis de travail a été délivré à la suite d’une décision positive rendue par l’agent conformément au paragraphe 203(1) à l’égard de l’emploi dans une profession appartenant au genre de compétence 0 Gestion ou aux niveaux de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions,

    • (ii) le travailleur qualifié travaille pour un employeur mentionné sur son permis de travail,

    • (iii) l’employeur a présenté au travailleur qualifié une offre d’emploi réservé, sous réserve de la délivrance du visa de résident permanent;
  • b) le travailleur qualifié se trouve au Canada et :
    • (i) il est titulaire du permis de travail visé à l’un des alinéas 204a) ou c) valide au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et, au moment de la délivrance du visa, il est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186,

    • (ii) les conditions visées aux sous-alinéas a)(ii) et (iii) sont réunies;
  • c) le travailleur qualifié n’est pas titulaire d’un permis de travail valide ou n’est pas autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186 au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et les conditions suivantes sont réunies :
    • (i) un employeur a présenté au travailleur qualifié une offre d’emploi réservé,

    • (ii) un agent a approuvé cette offre d’emploi sur le fondement d’un avis — fourni par le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences à la demande de l’employeur ou d’un agent, au même titre qu’un avis fourni pour la délivrance d’un permis de travail — qui énonce que les exigences prévues au paragraphe 203(1) sont remplies à l’égard de l’offre;
  • d) au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et de la délivrance du visa, le travailleur qualifié est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186, et les conditions suivantes sont réunies :
    • (i) les conditions visées aux sous-alinéas a)(ii) et (iii) et à l’alinéa b) ne sont pas réunies,

12. (1) Les alinéas 83(1)a) à c) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

  • a) pour la compétence linguistique de l’époux ou du conjoint de fait qui accompagne le travailleur qualifié, autre qu’un résident permanent qui réside au Canada ou qu’un citoyen canadien, dans l’une des deux langues officielles du Canada, au niveau 4 ou à un niveau supérieur pour chacune des quatre habiletés langagières, évaluées par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3) d’après les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks, 5 points;

  • b) pour une période d’au moins deux années d’études à temps plein au Canada faites par le travailleur qualifié, dans un programme d’une durée d’au moins deux ans — qu’il ait obtenu ou non un diplôme pour ce programme — et durant laquelle le travailleur qualifié maintient un rendement scolaire jugé satisfaisant par l’établissement d’enseignement, 5 points;

  • b.1) pour une période d’au moins deux années d’études à temps plein au Canada faites par l’époux ou le conjoint de fait, autre qu’un résident permanent qui réside au Canada ou qu’un citoyen canadien, qui accompagne le travailleur qualifié, dans un programme d’une durée d’au moins deux ans — qu’il ait obtenu ou non un diplôme pour ce programme —, et durant laquelle l’époux ou le conjoint de fait maintient un rendement scolaire jugé satisfaisant par l’établissement d’enseignement, 5 points;

  • c) pour du travail antérieur à temps plein d’une durée d’au moins un an effectué au Canada au titre d’un permis de travail ou autorisé au titre de l’article 186 par le travailleur qualifié dans un emploi appartenant au genre de compétence 0 Gestion ou aux niveaux de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions, 10 points;

  • c.1) pour du travail antérieur à temps plein effectué au Canada au titre d’un permis de travail ou autorisé au titre de l’article 186 par l’époux ou le conjoint de fait, autre qu’un résident permanent qui réside au Canada ou qu’un citoyen canadien, qui accompagne le travailleur qualifié, 5 points;

(2) Les paragraphes 83(2) à (4) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

Études à temps plein

(2) Pour l’application des alinéas (1)b) et b.1), temps plein qualifie les études dans un établissement d’enseignement secondaire ou postsecondaire au Canada reconnu par les autorités provinciales chargées d’enregistrer, d’accréditer, de superviser et de réglementer de tels établissements, d’au moins quinze heures de cours par semaine pendant l’année d’études, autorisées au titre d’un permis d’études ou au titre de l’article 188, et comprend toute période de formation donnée en milieu de travail et faisant partie d’un programme.

(3) Le passage de l’alinéa 83(5)a) du même règlement précédant le sous-alinéa (i) est remplacé par ce qui suit :

  • a) l’une des personnes ci-après qui est un citoyen canadien ou un résident permanent âgé de dix-huit ans ou plus et qui vit au Canada est unie à lui par les liens du sang ou de l’adoption ou par mariage ou union de fait ou, dans le cas où il l’accompagne, est ainsi unie à son époux ou conjoint de fait :

(4) L’alinéa 83(5)b) du même règlement est abrogé.

13. (1) Le paragraphe 87.1(1) du même règlement est remplacé par ce qui suit :

Catégorie

87.1 (1) Pour l’application du paragraphe 12(2) de la Loi, la catégorie de l’expérience canadienne est une catégorie réglementaire de personnes qui peuvent devenir résidents permanents du fait de leur capacité à réussir leur établissement économique au Canada et de leur expérience au Canada et qui cherchent à s’établir dans une province autre que le Québec.

(2) Les alinéas 87.1(2)a) et b) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

  • a) l’étranger a accumulé au Canada au moins une année d’expérience de travail à temps plein, ou l’équivalent temps plein pour un travail à temps partiel, dans au moins une des professions, autre qu’une profession d’accès limité, appartenant au genre de compétence 0 Gestion ou aux niveaux de compétence A ou B de la matrice de la Classification nationale des professions au cours des trois ans précédant la date de présentation de sa demande de résidence permanente;

  • b) pendant cette période d’emploi, il a accompli l’ensemble des tâches figurant dans l’énoncé principal établi pour la profession dans les descriptions des professions de la Classification nationale des professions;

  • c) pendant cette période d’emploi, il a exercé une partie appréciable des fonctions principales de la profession figurant dans les descriptions des professions de la Classification nationale des professions, notamment toutes les fonctions essentielles;

  • d) il a fait évaluer sa compétence en français ou en anglais par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3) et obtenu, pour chacune des quatre habiletés langagières, le niveau de compétence applicable établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1);

  • e) s’il a acquis l’expérience de travail visée à l’alinéa a) dans le cadre de plus d’une profession, il a obtenu le niveau de compétence en anglais ou en français établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1) à l’égard de la profession pour laquelle il a acquis le plus d’expérience au cours des trois années visées à l’alinéa a).

(3) L’alinéa 87.1(3)a) du même règlement est remplacé par ce qui suit :

  • a) les périodes d’emploi effectué durant des études à temps plein ne peuvent être comptabilisées pour le calcul de l’expérience de travail;

(4) Les alinéas 87.1(3)d) à g) du même règlement sont abrogés.

(5) Les paragraphes 87.1(4) et (5) du même règlement sont abrogés.

14. Le même règlement est modifié par adjonction, après l’article 87.1, de ce qui suit :

Travailleurs de métiers spécialisés (fédéral)

Définition de « métier spécialisé »

87.2 (1) Pour l’application du présent article, « métier spécialisé » s’entend de l’un ou l’autre des métiers des catégories ci-après qui figurent au niveau de compétence B de la matrice de la Classification nationale des professions, exception faite des métiers que le ministre a désignés comme étant une profession d’accès limité :

  • a) grand groupe 72, personnel des métiers de l’électricité, de la construction et des industries;

  • b) grand groupe 73, personnel des métiers d’entretien et d’opération d’équipement;

  • c) grand groupe 82, superviseurs/superviseures et métiers techniques dans les ressources naturelles, l’agriculture et la production connexe;

  • d) grand groupe 92, personnel de supervision dans la transformation, la fabrication et les services d’utilité publique et opérateurs/opératrices de poste central de contrôle;

  • e) groupe intermédiaire 632, chefs et cuisiniers/ cuisinières;

  • f) groupe intermédiaire 633, bouchers/bouchères et boulangers-pâtissiers/boulangères-pâtissières.

Catégorie

(2) Pour l’application du paragraphe 12(2) de la Loi, la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) est une catégorie réglementaire de personnes qui peuvent devenir résidents permanents du fait de leur capacité à réussir leur établissement économique au Canada qui sont des travailleurs de métiers spécialisés et qui cherchent à s’établir dans une province autre que le Québec.

Qualité

(3) Fait partie de la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) l’étranger qui :

  • a) a fait évaluer sa compétence en français ou en anglais par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe 74(3) et qui a obtenu, pour chacune des quatre habiletés langagières, le niveau de compétence établi par le ministre en vertu du paragraphe 74(1);

  • b) a accumulé, au cours des cinq années qui ont précédé la date de présentation de sa demande de visa de résident permanent, au moins deux années d’expérience de travail à temps plein ou l’équivalent temps plein pour un travail à temps partiel dans le métier spécialisé visé par sa demande après qu’il se soit qualifié pour pratiquer son métier spécialisé de façon autonome, et a accompli pendant cette période d’emploi, à la fois :
    • (i) l’ensemble des tâches figurant dans l’énoncé principal établi pour le métier spécialisé dans les descriptions des métiers spécialisés de la Classification nationale des professions,

    • (ii) une partie appréciable des fonctions principales du métier spécialisé figurant dans les descriptions des métiers spécialisés de la Classification nationale des professions, notamment toutes les fonctions essentielles;
  • c) satisfait aux conditions d’accès du métier spécialisé visé par sa demande selon la Classification nationale des professions, sauf l’exigence d’obtention d’un certificat de compétence délivré par une autorité compétente provinciale;

  • d) satisfait à au moins l’une des exigences suivantes :
    • (i) il a obtenu un certificat de compétence délivré par une autorité compétente provinciale pour le métier spécialisé visé par sa demande,

    • (ii) il se trouve au Canada et est titulaire d’un permis de travail valide au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et, au moment de la délivrance du visa, il est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186, les conditions suivantes étant réunies :
      • (A) le permis de travail lui a été délivré à la suite d’une décision positive rendue par l’agent conformément au paragraphe 203(1) à l’égard de son emploi dans un métier spécialisé,

      • (B) il travaille pour un employeur mentionné sur son permis de travail,

      • (C) il s’est vu offrir par un maximum de deux employeurs, autre qu’une ambassade, un haut-commissariat ou un consulat au Canada ou un employeur dont le nom figure sur la liste visée au paragraphe 203(6), mentionnés sur son permis de travail, sous réserve de la délivrance du visa de résident permanent, une offre d’emploi à temps plein pour une durée continue totale d’au moins un an pour le métier spécialisé visé par sa demande faisant partie du même groupe intermédiaire, prévu à la Classification nationale des professions, que le métier mentionné sur son permis de travail,
    • (iii) il se trouve au Canada et est titulaire du permis de travail visé par un des alinéas 204a) ou c), lequel est valide au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et, au moment de la délivrance du visa, il est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au titre de l’article 186, et les conditions visées aux divisions (ii)(B) et (C) sont réunies,

    • (iv) il n’est pas titulaire d’un permis de travail valide ou n’est pas autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186 au moment de la présentation de sa demande de visa permanent, et les conditions suivantes sont réunies :
      • (A) un maximum de deux employeurs, autre qu’une ambassade, un haut-commissariat ou un consulat au Canada ou un employeur dont le nom figure sur la liste visée au paragraphe 203(6) ont présenté à l’étranger une offre d’emploi à temps plein d’une durée continue totale d’au moins un an pour le métier spécialisé visé dans la demande, sous réserve de la délivrance du visa de résident permanent,

      • (B) un agent a approuvé cette offre d’emploi sur le fondement d’un avis — fourni par le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences à la demande d’un ou de deux employeurs ou d’un agent, au même titre qu’un avis fourni pour la délivrance d’un permis de travail — qui énonce que les exigences prévues au paragraphe 203(1) sont remplies à l’égard de l’offre,
    • (v) au moment de la présentation de sa demande de visa de résident permanent et au moment de la délivrance du visa, il est titulaire d’un permis de travail valide ou est autorisé à travailler au Canada au titre de l’article 186, et les conditions suivantes sont réunies :
      • (A) les conditions visées aux divisions (ii)(B) et (C) et au sous-alinéa (iii) ne sont pas remplies,

      • (B) les conditions visées aux divisions (iv)(A) et (B) sont réunies.

Substitution de l’appréciation de l’agent

(4) Si le fait de satisfaire ou non aux exigences prévues au paragraphe (3) n’est pas, de l’avis de l’agent, un indicateur suffisant de l’aptitude de l’étranger à réussir son établissement économique au Canada, il peut y substituer son appréciation et cette décision doit être confirmée par un autre agent.

Fonds — exigences

(5) À l’exception des étrangers visés aux sous-paragraphes (3)d)(ii), (iii) ou (v), tout travailleur de métiers spécialisés doit disposer de fonds transférables et disponibles — non grevés de dettes ou d’autres obligations financières — d’un montant égal à la moitié du revenu vital minimum qui lui permettrait de subvenir à ses propres besoins et à ceux des membres de sa famille.

15. L’article 88 du même règlement est modifié par adjonction, selon l’ordre alphabétique, de ce qui suit :

« habileté langagière »
language skill area

« habileté langagière » S’entend de l’expression orale, la compréhension de l’oral, la compréhension de l’écrit et l’expression écrite.

16. Les alinéas 102(1)a) à c) du même règlement sont remplacés par ce qui suit :

  • a) l’âge, aux termes de l’article 102.1;

  • b) les études, aux termes de l’article 102.2;

  • c) les compétences dans les langues officielles du Canada, aux termes de l’article 102.3;

17. Le même règlement est modifié par adjonction, après l’article 102, de ce qui suit :

Âge (10 points)

102.1 Un maximum de 10 points d’appréciation sont attribués à l’étranger en fonction de son âge au moment de la présentation de sa demande, selon la grille suivante :

  • a) 10 points, s’il est âgé de vingt et un ans ou plus, mais de moins de cinquante ans;

  • b) 8 points, s’il est âgé de vingt ans ou de cinquante ans;

  • c) 6 points, s’il est âgé de dix-neuf ans ou de cinquante et un ans;

  • d) 4 points, s’il est âgé de dix-huit ans ou de cinquante-deux ans;

  • e) 2 points, s’il est âgé de dix-sept ans ou de cinquante-trois ans;

  • f) 0 point, s’il est âgé de moins de dix-sept ans ou de cinquante-quatre ans ou plus.

Définitions

102.2 (1) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent article.

  • « équivalent temps plein »
    full-time equivalent
  • « équivalent temps plein » Par rapport à tel nombre d’années d’études à temps plein, le nombre d’années d’études à temps partiel ou d’études accélérées qui auraient été nécessaires pour effectuer des études équivalentes.
  • « temps plein »
    full-time
  • « temps plein » À l’égard d’un programme d’études menant à un diplôme, correspond à quinze heures de cours par semaine pendant l’année d’études, et comprend toute période de formation donnée en milieu de travail et faisant partie du programme.

Études (25 points)

(2) Un maximum de 25 points d’appréciation sont attribués pour les études de l’étranger, selon la grille suivante :

  • a) 5 points, s’il a obtenu un diplôme d’études secondaires;

  • b) 12 points, s’il a obtenu un diplôme postsecondaire — autre qu’un diplôme universitaire — nécessitant une année d’études et a accumulé un total d’au moins douze années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein;

  • c) 15 points, si, selon le cas :
    • (i) il a obtenu un diplôme postsecondaire — autre qu’un diplôme universitaire — nécessitant une année d’études et a accumulé un total de treize années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein,

    • (ii) il a obtenu un diplôme universitaire de premier cycle nécessitant une année d’études et a accumulé un total d’au moins treize années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein;
  • d) 20 points, si, selon le cas :
    • (i) il a obtenu un diplôme postsecondaire — autre qu’un diplôme universitaire — nécessitant deux années d’études et a accumulé un total de quatorze années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein,

    • (ii) il a obtenu un diplôme universitaire de premier cycle nécessitant deux années d’études et a accumulé un total d’au moins quatorze années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein;
  • e) 22 points, si, selon le cas :
    • (i) il a obtenu un diplôme postsecondaire — autre qu’un diplôme universitaire — nécessitant trois années d’études et a accumulé un total de quinze années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein,

    • (ii) il a obtenu au moins deux diplômes universitaires de premier cycle et a accumulé un total d’au moins quinze années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein;
  • f) 25 points, s’il a obtenu un diplôme universitaire de deuxième ou de troisième cycle et a accumulé un total d’au moins dix-sept années d’études à temps plein complètes ou l’équivalent temps plein.

Plus d’un diplôme

(3) Pour l’application du paragraphe (2), les points sont accumulés de la façon suivante :

  • a) ils ne peuvent être additionnés les uns aux autres du fait que l’étranger possède plus d’un diplôme;

  • b) ils sont attribués :
    • (i) pour l’application des alinéas (2)a) à d), du sous-alinéa (2)e)(i) et de l’alinéa (2)f), en fonction du diplôme qui procure le plus de points selon la grille,

    • (ii) pour l’application du sous-alinéa (2)e)(ii), en fonction de l’ensemble des diplômes visés à ce sous-alinéa.

Circonstances spéciales

(4) Pour l’application du paragraphe (2), si l’étranger est titulaire d’un diplôme visé à l’un des alinéas (2)b) à f), mais n’a pas accumulé le nombre d’années d’études à temps plein ou l’équivalent temps plein prévu, il obtient le nombre de points correspondant au nombre d’années d’études à temps plein complètes — ou leur équivalent temps plein — mentionné dans ces dispositions.

Langues officielles

102.3. (1) L’étranger indique dans sa demande de visa de résident permanent la langue — français ou anglais — qui doit être considérée comme sa première langue officielle au Canada et fait évaluer sa compétence dans cette langue par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe (4).

Seconde langue officielle — compétence

(2) S’il souhaite obtenir des points pour sa seconde langue officielle, l’étranger fournit, avec sa demande de visa permanent, les résultats d’une évaluation de sa compétence dans cette deuxième langue — datant de moins de deux ans au moment où la demande est faite — faite par une institution ou organisation désignée en vertu du paragraphe (4).

Compétence en français et en anglais (24 points)

(3) Le maximum de points d’appréciation attribués pour la compétence de l’étranger dans les langues officielles du Canada est de 24, calculés d’après les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks, selon la grille suivante :

  • a) pour un niveau de compétence élevé :
    • (i) dans la première langue officielle, 4 points pour chaque habileté langagière si les compétences du travailleur qualifié correspondent au moins à un niveau 8,

    • (ii) dans la seconde langue officielle, 2 points pour chaque habileté langagière si les compétences de l’étranger correspondent au moins à un niveau 8;
  • b) pour un niveau de compétence moyen :

    • (i) dans la première langue officielle, 2 points pour chaque habileté langagière si les compétences de l’étranger correspondent aux niveaux 6 ou 7,

    • (ii) dans la seconde langue officielle, 2 points pour chaque habileté langagière si les compétences de l’étranger correspondent aux niveaux 6 ou 7;
  • c) pour un niveau de compétence de base faible dans chacune des langues officielles, 1 point par habileté langagière, jusqu’à concurrence de 2 points, si les compétences de l’étranger correspondent aux niveaux 4 ou 5;

  • d) pour un niveau de compétence de base nul dans chacune des langues officielles, 0 point si les compétences de l’étranger correspondent à un niveau 3 ou à un niveau inférieur.

Désignation pour l’évaluation de la compétence linguistique

(4) Le ministre peut désigner, pour la durée qu’il précise, toute institution ou organisation chargée d’évaluer la compétence linguistique si l’institution ou l’organisation possède de l’expertise en la matière et si elle a fourni une équivalence des résultats de ses tests d’évaluation linguistique avec les normes prévues dans les Niveaux de compétence linguistique canadiens et dans le Canadian Language Benchmarks.

Informer le public

(5) Le ministre informe le public du nom des institutions ou organisations désignées.

Définition de « entente de service »

(6) Pour l’application du paragraphe (7), « entente de service  » s’entend de l’entente conclue entre le Gouvernement du Canada et une institution ou organisation dans le but que cette dernière fournisse un service d’évaluation de la compétence linguistique des étrangers.

Révocation de la désignation

(7) Le ministre peut révoquer la désignation d’une institution ou organisation en se fondant sur les critères suivants :

  • a) elle ne remplit plus les critères prévus au paragraphe (4);

  • b) elle a fourni des renseignements faux, erronés ou trompeurs ou elle a enfreint une disposition d’une loi fédérale ou provinciale qui s’applique au service qu’elle fournit;

  • c) le gouvernement du Canada, l’institution ou l’organisation a résilié l’entente de service.

Preuve concluante

(8) Les résultats de l’évaluation de la compétence linguistique faite par une institution ou organisation désignée et les équivalences établies en vertu du paragraphe (4) constituent une preuve concluante de la compétence de l’étranger dans les langues officielles du Canada pour l’application du paragraphe (1).

DISPOSITION TRANSITOIRE

18. (1) Toute demande de visa de résident permanent au titre de la catégorie de l’expérience canadienne reçue avant l’entrée en vigueur de l’article 13 est traitée conformément à la partie 6 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés dans sa version antérieure à l’entrée en vigueur de l’article 13.

(2) Toute demande de visa de résident permanent au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral) reçue avant l’entrée en vigueur des articles 9 à 12 est traitée conformément à la partie 6 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés dans sa version antérieure à l’entrée en vigueur des articles 9 à 12.

ENTRÉE EN VIGUEUR

19. (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur le 2 janvier 2013.

(2) Les paragraphes 5(1) à (3) et les articles 6, 7 et 9 à 12 entrent en vigueur le 4 mai 2013.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT
DE LA RÉGLEMENTATION


(Ce résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Question : L’intention du gouvernement du Canada de créer un système de sélection de l’immigration économique qui soit rapide, souple et axé principalement sur les besoins du marché du travail canadien a été annoncée dans le Plan d’action économique de 2012. Ces besoins en évolution sont marqués par le vieillissement de la main-d’œuvre et une économie qui nécessite de plus en plus de professionnels hautement qualifiés, ainsi que des travailleurs dans certains métiers spécialisés afin de combler de récentes pénuries. L’accès limité au type de compétences dont a besoin le marché du travail du Canada freine la croissance économique. Les programmes fédéraux d’immigration économique visent à compléter l’offre de travailleurs au pays par la sélection de demandeurs hautement qualifiés qui possèdent de l’expérience à un poste professionnel, technique, de gestion ou dans un métier. Cependant, les anciens critères de sélection de l’immigration économique ne répondaient pas de façon adéquate aux besoins changeants du marché du travail au Canada, étant donné que certains travailleurs qualifiés admis par les programmes ont encore de la difficulté à trouver un emploi dans leur domaine, et que certains employeurs rencontrent des obstacles pour trouver des travailleurs ayant les compétences et les qualifications dont ils ont besoin.

Description : Une approche à trois volets est adoptée pour améliorer la sélection de travailleurs qualifiés qui répondent aux besoins économiques actuels et en évolution du Canada. Cette approche inclut des modifications à la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral) [CTQF], la création d’une catégorie de travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) [CTMSF], et l’amélioration de la catégorie de l’expérience canadienne (CEC).

Le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (RIPR) établit les critères de sélection pour la CTQF et détermine l’importance accordée à chacun de ces critères. Les modifications réglementaires apportées à la CTQF redistribueront essentiellement les points parmi les critères de façon à donner plus d’importance aux facteurs qui ont les liens les plus étroits avec la réussite économique, comme les compétences linguistiques, une expérience de travail au Canada et la capacité de faire partie de la population active canadienne pendant une période plus longue avant la retraite. Les demandeurs éventuels seront tenus de présenter soit les diplômes qu’ils ont obtenus au Canada soit les résultats d’une évaluation effectuée par une organisation désignée attestant de l’équivalence du diplôme étranger avec un diplôme canadien. Des points seront attribués en fonction du diplôme canadien équivalent. L’offre d’un emploi permanent au titre d’un « emploi réservé », à quelques exceptions près, sera assujettie à une évaluation du marché du travail semblable à celle qui est exigée pour la catégorie des travailleurs étrangers temporaires (CTET). Cela permettra de renforcer l’intégrité du programme et d’évaluer l’incidence du travailleur potentiel sur le marché du travail canadien, tout en simplifiant le processus pour les employeurs éventuels.

Cet ensemble de dispositions réglementaires crée d’autre part une nouvelle catégorie pour les travailleurs de métiers spécialisés. Le modèle de sélection « réussite-échec » adopté repose sur quatre critères de sélection qui correspondent au parcours des études ou de la formation et qui sont plus prédictifs de la capacité des travailleurs de métiers spécialisés à trouver un emploi au Canada. Le programme exige une offre d’emploi au Canada ou un certificat de compétence décerné par une autorité provinciale ou territoriale dans un métier spécialisé, ainsi qu’une preuve de compétences dans une langue officielle, une expérience professionnelle dans ce même métier spécialisé, et la satisfaction des exigences canadiennes d’emploi selon ce qui est décrit dans le système de la Classification nationale des professions (voir référence 2).

Des mesures sont aussi prises relativement à la CEC pour faciliter la transition vers la résidence permanente des travailleurs qualifiés temporaires qui ont prouvé qu’ils pouvaient s’intégrer économiquement au Canada. Pour ce faire, des modifications sont apportées à la réglementation pour réduire le nombre de mois d’expérience professionnelle au Canada nécessaire pour être admissible à ce programme.

Ces modifications réglementaires prévoient que les travailleurs qualifiés peuvent présenter une demande dans l’une des trois catégories fédérales susmentionnées, principalement en fonction de leur expérience de travail et de l’acquisition de cette expérience au Canada ou ailleurs. Les travailleurs des catégories d’emplois techniques, professionnels et de gestion peuvent présenter une demande au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral) améliorée. Les demandeurs qui exercent un métier spécialisé peuvent aussi présenter une demande au titre de la nouvelle CTQF, mais les critères de la CTMSF sont mieux adaptés à leur situation s’ils reçoivent une offre d’emploi au Canada ou un certificat de compétence d’une autorité provinciale ou territoriale et satisfont aux autres critères. Les travailleurs qualifiés qui ont déjà un emploi au Canada pourraient bénéficier des améliorations apportées à la CEC.

Énoncé des coûts et avantages : À la suite d’une analyse coûts-avantages, il est estimé que le coût total associé à ces modifications s’élèvera à 8,3 millions de dollars. Les avantages totaux ont été estimés à 146,2 millions de dollars, ce qui représente un avantage net de 138 millions de dollars sur 10 ans ou une moyenne de 13,8 millions de dollars par année. En plus des incidences monétaires, les modifications réglementaires ont des avantages et des coûts qualitatifs. Les principaux avantages qualitatifs comprennent l’amélioration du profil global des travailleurs spécialisés fédéraux découlant des critères d’évaluation modifiés de manière à mieux cadrer avec les besoins économiques du Canada (c’est-à-dire compétences linguistiques minimales, meilleure évaluation des diplômes étrangers, révision des points attribués à l’âge afin d’attirer des demandeurs plus jeunes, et meilleurs critères pour la capacité d’adaptation). Ensemble, ces changements entraîneront la sélection de travailleurs qualifiés qui répondent mieux aux besoins du marché du travail canadien. Autres avantages qualitatifs : entrée plus rapide des gens de métiers spécialisés sur le marché du travail, constituant un gain pour les demandeurs qui auront accès plus tôt au marché du travail, avantages pour les employeurs qui auront accès plus rapidement aux travailleurs qualifiés dont ils ont besoin, et facilitation de la transition des résidents temporaires qui ont démontré la capacité de s’intégrer au marché du travail canadien et souhaitent présenter une demande de résidence permanente au titre de la CEC. Les coûts qualitatifs comprendront les fonds que devraient dépenser les organismes provinciaux et territoriaux en matière d’apprentissage pour l’accréditation des travailleurs dans des métiers spécialisés désignés, si les provinces et les territoires décident d’augmenter leur capacité pour effectuer davantage d’évaluations.

Incidences sur les entreprises et les consommateurs : Cette proposition se veut avantageuse pour les employeurs et pour les demandeurs. Grâce à l’adaptation du profil des travailleurs qualifiés sur le plan de la langue, des études, de l’âge et des compétences, les nouveaux arrivants sélectionnés au titre de la CTQF et de la CTMSF trouveront un emploi qui cadre mieux avec leurs qualifications plus rapidement que dans le système précédent. La période nécessaire aux employeurs pour trouver et former les travailleurs étrangers qualifiés dont ils ont besoin sera abrégée. Les mesures administratives visant à améliorer l’intégrité du programme relatif à l’emploi réservé réduiront les possibilités de fraude tout en aidant les employeurs légitimes. Ces mesures permettront de réduire le fardeau administratif des employeurs et de simplifier le processus des offres d’emploi réservé à la fois pour les employeurs et les travailleurs qualifiés.

Contexte

L’un des principaux mécanismes d’immigration économique permanente au Canada, la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral) [CTQF] répond aux besoins nationaux et structuraux du marché du travail par la sélection des immigrants en fonction de leurs possibilités d’établissement économique au Canada. Pour cette catégorie, chaque compétence essentielle et transférable du demandeur est cotée selon une grille de sélection totalisant 100 points. La note de passage actuellement exigée est de 67 points. Des points sont accordés pour les compétences dans une langue officielle ou les deux, les études, l’expérience professionnelle, l’âge, l’offre d’un emploi d’une durée indéterminée au Canada (emploi réservé), et la capacité d’adaptation globale (comme le fait d’avoir étudié ou travaillé antérieurement au Canada, les études de l’époux ou du conjoint de fait qui accompagne le demandeur et la présence de parents au Canada).

En 2011, environ 37 % des immigrants économiques au Canada ont été admis dans la CTQF (20 549 demandeurs principaux et 36 728 personnes à charge). Environ 1 000 d’entre eux étaient des gens de métiers spécialisés, représentant 1,9 % de tous les résidents permanents choisis par l’intermédiaire de ce programme. De plus, la catégorie de l’expérience canadienne, le programme d’immigration créé en 2008 pour les demandeurs au Canada, a permis d’admettre 4 % des immigrants économiques au Canada (3 973 demandeurs principaux et 2 049 personnes à charge), dont 7 % (458 résidents permanents) étaient des gens de métiers spécialisés.

Dans le Plan d’action économique de 2012 (Budget 2012), le gouvernement a annoncé son intention de créer un système d’immigration économique rapide et souple, visant principalement à répondre aux besoins du marché du travail du Canada. Plus particulièrement, il y est fait mention de ce qui suit :

Afin de s’assurer que les immigrants seront en mesure de travailler, l’évaluation des diplômes d’études sera améliorée et le barème de points de la catégorie des travailleurs qualifiés sera modifié afin de bien tenir compte de l’importance d’accueillir de jeunes immigrants ayant une expérience de travail au Canada et de meilleures compétences langagières.

Le gouvernement offrira d’autres mesures incitatives afin de maintenir en poste les immigrants scolarisés et expérimentés, grâce à la catégorie de l’expérience canadienne, et il créera une nouvelle catégorie d’immigration qui facilitera l’entrée au pays de gens de métier qualifiés.

Le système de points est une initiative canadienne novatrice qui est entrée en vigueur à la fin des années 1960. La méthode utilisée visait à éliminer la discrimination dans la sélection des immigrants indépendants et à choisir les personnes ayant le niveau de scolarité et de compétence requis pour propulser l’économie canadienne dans un contexte caractérisé par la concurrence industrielle à l’échelle internationale. Les critères ont été adaptés en 2002, par le truchement de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR), afin de se concentrer sur le potentiel à plus long terme du capital humain, et des facteurs associés à la productivité tout au long de la vie et à la capacité d’adaptation, comme les études, les compétences linguistiques et l’expérience professionnelle. Depuis, plusieurs pays ont adapté à leur situation le modèle de sélection fondée sur les points, notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Danemark et Singapour.

Question

Depuis l’élaboration du modèle de sélection des travailleurs qualifiés du volet fédéral (TQF), les besoins du marché du travail ont continué d’évoluer, marqués par le vieillissement de la main-d’œuvre et une demande croissante de professionnels hautement qualifiés dans une économie axée sur le savoir (par exemple fournisseurs spécialisés en soins de santé, travailleurs spécialisés en technologies d’information et de communications, en aérospatiale et dans d’autres domaines du génie). Les employeurs des secteurs de la construction et des ressources naturelles ont aussi fait état du besoin de travailleurs pour combler la pénurie de main-d’œuvre dans certains métiers spécialisés.

Selon les projections de l’offre et de la demande de main-d’œuvre, les deux tiers de tous les nouveaux emplois créés au cours de la prochaine décennie devraient être des emplois hautement qualifiés exigeant des études postsecondaires, universitaires ou collégiales ou dans un métier spécialisé. Cependant, des recherches révèlent que malgré un niveau de scolarité supérieur à l’ensemble de la population canadienne, les nouveaux immigrants continuent d’avoir un taux de chômage plus élevé et des salaires inférieurs à ceux des travailleurs nés au Canada (voir référence 3). Les trois principaux obstacles auxquels se heurtent les immigrants très scolarisés lorsqu’ils cherchent un emploi au Canada qui correspond à leurs compétences et à leurs études sont une mauvaise connaissance des langues officielles, la non-reconnaissance de leurs titres de compétence étrangers et le peu d’expérience professionnelle au Canada (voir référence 4), (voir référence 5). Sur le plan des résultats économiques, des études ont montré que les immigrants hautement qualifiés ont une plus grande participation au marché du travail et, au bout du compte, sont mieux rémunérés. De plus, ils se tirent mieux d’affaire pendant les périodes de ralentissement économique.

Les programmes fédéraux d’immigration économique visent à compléter l’offre de main-d’œuvre nationale par la sélection de demandeurs hautement qualifiés qui possèdent une expérience professionnelle à un poste professionnel, technique ou de gestion ou dans un métier spécialisé. En 2010, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) a évalué le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral). Selon cette évaluation, le Programme a produit des résultats positifs dans l’ensemble, mais il y a place à l’amélioration dans certains domaines. L’évaluation a révélé que 22 % des TQF sondés étaient d’avis que l’emploi qu’ils occupaient n’avait pas répondu à leurs attentes. Les facteurs qui expliquaient cette situation — correspondant aux résultats de recherches universitaires sur les difficultés auxquelles se heurtent les immigrants très scolarisés — comprenaient les obstacles linguistiques, un emploi qui n’est pas dans la profession souhaitée et la non-reconnaissance de l’expérience et des études à l’étranger par les employeurs canadiens, ou, dans le cas des professions réglementées, par les responsables de la réglementation mandatés par les provinces. Il a été recommandé dans l’évaluation d’accorder plus d’importance à la maîtrise d’une des langues officielles.

L’évaluation a aussi fait état de préoccupations quant à l’intégrité du facteur de l’emploi réservé, notamment le recours à des offres d’emploi frauduleuses pour compenser le manque de points dans d’autres domaines. Des contrôles subséquents d’assurance de la qualité menés dans des bureaux des visas à l’étranger ont mis au jour des tendances relatives à la présentation d’offres d’emploi frauduleuses pour que des demandes d’immigration bénéficient d’un traitement prioritaire en vertu des instructions ministérielles (IM) (voir référence 6). La diligence requise pour l’évaluation de la validité des offres d’emploi prend du temps et peut entraîner de longs délais pour les demandeurs et les employeurs qui souhaitent les embaucher.

Le modèle du capital humain sur lequel se fonde la CTQF donne à penser que les travailleurs plus scolarisés peuvent s’adapter plus facilement à une économie axée sur le savoir de plus en plus dynamique et concurrentielle. Toutefois, même si le marché du travail a besoin de gens de métiers spécialisés, ceux-ci ont généralement plus de difficulté que les demandeurs qui ont des diplômes d’études supérieures à obtenir suffisamment de points pour avoir la note de passage dans la grille de sélection. En 2011, seulement une petite proportion des immigrants sélectionnés dans la CTQF et par CIC (environ 1 000, ou 1,9 % des travailleurs qualifiés du volet fédéral choisis annuellement) et 458 ou 7,6 % des participants à la CEC étaient des gens de métier. Compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre qui devrait se poursuivre dans certains métiers spécialisés (voir référence 7), de nombreux intéressés réclament que l’immigration fasse partie de la solution du renouvellement des gens de métier.

Des travaux de recherche démontrent que les travailleurs qualifiés qui ont une expérience antérieure d’études ou de travail au Canada obtiennent de meilleurs résultats sur le plan économique que ceux qui n’en ont pas (voir référence 8), (voir référence 9). Bien que la CEC ait été jugée très favorablement en raison de son processus d’immigration en deux étapes, qui permet aux étudiants et aux travailleurs temporaires d’accéder au statut de résident permanent après l’acquisition d’une expérience de travail au Canada, le nombre de demandeurs qui utilisent ce mécanisme est encore relativement faible. La durée des permis de travail temporaires faisait précédemment en sorte que la plupart des travailleurs étrangers temporaires (TET) perdaient leur statut au Canada au moment où ils devenaient admissibles au titre de la CEC. Le Canada risque de ne pas pouvoir retenir de nouveaux immigrants hautement qualifiés s’il ne prend pas des mesures additionnelles pour faciliter le maintien au pays. Des changements doivent être apportés aux programmes pour répondre aux besoins économiques changeants du Canada.

Objectifs

Les principaux objectifs de ces modifications réglementaires sont les suivants :

  • (1) améliorer la situation économique des demandeurs principaux acceptés dans la CTQF, en choisissant des candidats qui seront capables de s’intégrer plus rapidement et efficacement à l’économie canadienne, et en augmentant l’intégrité du facteur de l’emploi réservé et sa capacité de répondre aux besoins du marché du travail;
  • (2) répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée du Canada en diminuant les obstacles à l’immigration des gens de métiers spécialisés;
  • (3) rendre la résidence permanente plus accessible aux travailleurs qualifiés qui ont démontré la capacité de s’intégrer au marché du travail canadien.

Dans leur ensemble, ces dispositions réglementaires visent à améliorer l’économie canadienne et à renforcer la position du Canada par rapport à ses concurrents mondiaux dans la recherche de talents par la sélection de travailleurs étrangers hautement qualifiés.

Description

Citoyenneté et Immigration Canada a adopté une approche à trois volets consistant à apporter des modifications au Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (RIPR) en vue d’améliorer les résultats de l’immigration économique :

  • a) mettre à jour la CTQF en redistribuant les points parmi les critères établis, en établissant des niveaux de compétences linguistiques minimaux qui sont obligatoires, en exigeant une évaluation des diplômes avec la demande si les diplômes ont été décernés par un établissement étranger, en simplifiant le processus de l’emploi réservé et en réduisant les possibilités d’offres d’emploi frauduleuses dans le cadre de l’emploi réservé;

  • b) créer une nouvelle catégorie fédérale, distincte, pour les travailleurs des métiers spécialisés (CTMSF) afin de faciliter l’immigration de certains gens de métiers très spécialisés au Canada, en réponse aux besoins du marché du travail;

  • c) réduire l’exigence relative à l’expérience de travail de la CEC pour faciliter la transition vers la résidence permanente des travailleurs étrangers qualifiés temporaires qui ont démontré la capacité de s’intégrer au marché du travail du Canada.

Selon ces modifications, les travailleurs qualifiés qui désirent immigrer au Canada pourront présenter une demande dans le cadre de trois catégories distinctes, selon leur expérience de travail, et son acquisition au Canada ou à l’étranger. Les travailleurs des catégories d’emplois professionnels, techniques ou de gestion peuvent présenter une demande au titre de la CTQF améliorée, tandis que les travailleurs qui exercent un métier spécialisé bénéficieront de critères qui correspondent mieux au parcours des études et de la formation dans ces métiers grâce à la CTMSF. En outre, les travailleurs étrangers temporaires (TET) qui occupent déjà au Canada un emploi dans un métier spécialisé ainsi que leurs employeurs bénéficieront d’une transition plus rapide vers la résidence permanente par l’intermédiaire de la CEC. Ces modifications sont fondées sur des études récentes, les résultats d’évaluations de programmes, des consultations auprès des intéressés, les commentaires formulés dans le cadre du processus de réglementation et les pratiques exemplaires d’autres pays, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni (voir référence 10).

Ces changements toucheront les résidents permanents éventuels qui exercent un métier ou qui occupent un poste professionnel, technique ou de gestion. Comme cela était le cas antérieurement, pour être admissibles dans la CTQF et la CEC, les demandeurs doivent posséder une expérience professionnelle dans au moins une profession mentionnée dans la matrice de la Classification nationale des professions (CNP), plus particulièrement dans la catégorie de genre de compétence 0 (postes de gestion) ou de niveau de compétence A (emplois professionnels) ou B (emplois techniques et spécialisés). Pour la CTMSF, seuls les demandeurs qui possèdent une expérience professionnelle dans certains métiers spécialisés se situant au niveau de compétence B sont admissibles. Les demandeurs qui se trouvent dans une catégorie d’emploi de niveau de compétence inférieur, c’est-à-dire qui n’exige qu’une formation de niveau secondaire ou une formation spécifique à la profession (niveau de compétence C de la CNP), ou qui n’exige qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D de la CNP), ne sont pas admissibles.

a) Système de points révisé de la CTQF pour les gestionnaires, les professionnels et les techniciens

Voici quelques éléments particuliers des modifications réglementaires qui s’appliquent au système de points.

  • Obliger les demandeurs à posséder l’expérience professio n nelle minimale exigée dans leur profession principale. L’obligation d’avoir accumulé de façon continue, contre rémunération, au moins une année d’expérience de travail à plein temps (ou l’équivalent pour un travail à temps partiel effectué de façon continue) a été clarifiée par une formulation précisant que l’expérience doit avoir été obtenue dans une seule profession. Les demandeurs sont ainsi tenus d’indiquer leur profession principale, renseignement qui servira à déterminer s’ils répondent aux exigences minimales du programme, prévues dans le Règlement.

  • Exiger un niveau minimal de compétence linguistique. Conscient de l’importance des compétences linguistiques pour l’intégration socioéconomique, CIC: (1) exige un niveau minimal de compétence linguistique pour être admissible au programme; (2) augmente considérablement le maximum de points accordés pour la compétence dans une langue officielle, qui passerait de 16 à 24 points. En vertu de ces dispositions réglementaires, le ministre fixera le niveau minimal de compétence linguistique selon des critères établis dans le Règlement. En outre, le ministre sera tenu de divulguer publiquement ce seuil. Il est prévu de fixer le seuil au niveau 7 des Canadian Language Benchmarks (CLB 7) ou des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC 7) pour les quatre aptitudes (parler, écouter, lire et écrire). Ce seuil correspond à un niveau intermédiaire adéquat de maîtrise de la langue. Les CLB et les NCLC sont considérées comme les normes nationales utilisées au Canada pour décrire, mesurer et reconnaître la connaissance de l’anglais et du français par les immigrants adultes et les immigrants éventuels. Les attestations de compétence linguistique doivent dater de moins de deux ans au moment ou la demande est faite à CIC.

Le nombre de points pour la deuxième langue officielle est réduit de 8 à 4, pour les compétences du niveau NCLC 5 et plus conformément aux résultats d’études et aux commentaires des parties intéressées, indiquant le manque de preuves que ce facteur contribue à des résultats économiques positifs pour la majorité des demandeurs. Le bilinguisme continue d’être valorisé dans le système de sélection, par respect des objectifs de la LIPR ayant trait aux collectivités de langues officielles en situation minoritaire et du caractère bilingue du Canada. Avec ces modifications, la compétence linguistique devient le facteur le plus important de la grille, représentant un total de 28 points, une augmentation par rapport au total précédent de 24 points qui témoigne du rôle primordial de la connaissance de la langue dans l’atteinte de résultats économiques positifs.

  • Accorder une plus grande priorité aux travailleurs plus je u nes. En général, les immigrants qui sont plus jeunes s’intègrent plus rapidement au marché du travail et passent un plus grand nombre d’années à contribuer à l’économie canadienne. Par contre, les immigrants âgés de 45 ans ou plus ont un taux de chômage qui est presque le double de celui des 25 à 34 ans (voir référence 11). La grille de sélection révisée favorise les immigrants plus jeunes en accordant un maximum de 12 points aux demandeurs de 18 à 35 ans, alors que selon la grille antérieure le maximum est accordé à ceux qui ont entre 21 et 49 ans, le nombre de points diminuant jusqu’à 46 ans. Avec ces modifications, aucun point relatif à l’âge n’est accordé aux demandeurs de plus de 46 ans. Les travailleurs âgés de 47 ans ou plus restent toutefois admissibles au programme.

  • Redistribuer parmi d’autres facteurs les points correspondant à l’expérience professionnelle. Les employeurs canadiens ne tiennent pratiquement pas compte de l’expérience de travail acquise à l’étranger lorsque l’immigrant arrive sur le marché du travail au Canada, et ce facteur est peu utile pour prédire la réussite économique (voir référence 12). CIC fait passer le nombre total de points accordés pour l’ensemble de l’expérience professionnelle (peu importe le lieu où elle a été acquise) de 21 à 15, et augmentera le nombre d’années d’expérience requises pour obtenir le maximum de points, en le faisant passer de quatre à six (voir référence 13). Ces modifications correspondent davantage à la valeur relative que les employeurs canadiens accordent à l’expérience de travail acquise à l’étranger, et permettent de redistribuer les points parmi les facteurs de la compétence linguistique et de l’âge, qui sont plus prédictifs de la réussite sur le marché du travail canadien.

  • Exiger l’évaluation des diplômes étrangers et modifier les points pour les études. Auparavant, les points accordés pour les études étaient fondés sur le diplôme et sur le nombre d’années nécessaires pour l’obtenir. Selon les nouvelles dispositions réglementaires, deux types d’organismes peuvent être désignés pour authentifier les diplômes étrangers et en attester l’équivalence avec les diplômes canadiens : (1) les organismes ayant une expertise en matière d’authentification et d’évaluation des diplômes obtenus à l’étranger; (2) les organisations professionnelles dont l’évaluation des titres de compétence étrangers est reconnue par au moins deux organismes de réglementation provinciaux ou territoriaux. Ces deux types d’organismes peuvent être désignés pour l’évaluation et l’authentification des diplômes relativement à la CTQF, ci-après appelé rapport d’évaluation du diplôme étranger, à la condition toutefois de répondre aux exigences de CIC dans le cadre d’un appel de propositions de services. Les organismes désignés évalueront les attestations, certificats ou diplômes étrangers au cas par cas pour en vérifier l’authenticité et déterminer ce à quoi ils équivalent au Canada. Cette mesure permet à CIC de profiter d’une meilleure évaluation de la valeur d’un diplôme étranger au Canada. Les demandeurs titulaires de diplômes pour lesquels aucun programme d’études canadien ne fournit d’équivalent et ceux qui ne possèdent pas de diplôme équivalant à une attestation d’études au Canada ne sont pas admissibles à la CTQF. Des points seront accordés en fonction de l’équivalence que présente le diplôme étranger avec un diplôme canadien.

Dans le cas des demandeurs qui ont indiqué une profession réglementée à titre de profession principale dans leur demande, et lorsqu’une organisation professionnelle a été désignée par CIC pour évaluer le diplôme étranger aux fins de la CTQF, le demandeur doit soumettre le rapport d’évaluation de l’organisation en question établissant que son diplôme étranger équivaut au diplôme canadien requis pour l’exercice de la profession dans au moins une province ou un territoire où cette organisation professionnelle est reconnue.

En outre, si le rapport d’évaluation du diplôme indique que le diplôme étranger n’est pas équivalent au diplôme canadien requis pour exercer la profession principale indiquée dans la demande, le demandeur ne pourra pas présenter de demande dans la CTQF pour cette profession réglementée. Les rapports d’évaluation du diplôme étranger ne doivent pas dater de plus de cinq ans au moment où la demande est faite à CIC. Les rapports d’évaluation faits avant que la désignation de l’organisation ait eu lieu ne seront pas pris en considération aux fins de l’immigration.

  • Simplifier le processus de l’emploi réservé et réduire les po s sibilités d’offres d’emploi frauduleuses. L’évaluation de la CTQF a révélé que les immigrants qui viennent au Canada avec une offre d’emploi valide se tirent très bien d’affaire, leur salaire au cours des trois premières années suivant leur arrivée étant supérieur de 79 % à celui des immigrants sans emploi réservé. Cependant, il est aussi démontré qu’une évaluation plus rigoureuse de l’employeur et de l’offre d’emploi est nécessaire pour contrer les fraudes. Des intervenants ont aussi demandé à CIC de réduire de façon générale le délai de traitement des demandes associées à un emploi réservé, à Ressources humaines et à Développement des compétences Canada (RHDCC) et à CIC.

Les objectifs précis de cette modification sont les suivants : (1) augmenter l’intégrité du facteur de l’emploi réservé en améliorant l’évaluation de l’authenticité des diplômes et l’incidence sur le marché du travail, à l’aide de nouvelles mesures, comme l’obligation pour les employeurs de démontrer qu’ils ont essayé tout d’abord de recruter et de former des Canadiens pour un poste vacant; (2) répondre mieux aux besoins du marché du travail en simplifiant et en accélérant le processus pour les employeurs et pour les demandeurs.

Selon ces modifications, les employeurs sont tenus de présenter à RHDCC une demande d’avis sur le marché du travail (AMT), en appui à une demande de permis de travail temporaire et/ou une demande de résidence permanente. Le remplacement de l’avis d’emploi réservé (AER) par l’AMT permet de réduire le fardeau pour les employeurs dans l’éventualité où le travailleur souhaite demander simultanément la résidence permanente et un permis de travail temporaire. L’utilisation de la totalité plutôt que d’une partie des facteurs de l’AMT déjà employés pour la catégorie des travailleurs étrangers temporaires (CTET) permet d’obtenir un processus simple et cohérent pour les demandeurs et les employeurs. Ces critères comprennent : les effets sur le marché du travail de l’entrée de travailleurs étrangers en ce qui a trait par exemple aux salaires, aux conditions de travail, aux efforts de recrutement et aux pénuries de main-d’œuvre, et l’authenticité de l’offre d’emploi et de l’employeur. L’AMT réduit les risques d’offres d’emploi frauduleuses, contribuant ainsi à renforcer l’intégrité du programme, et à garantir que l’offre d’emploi répond aux objectifs plus vastes du marché du travail canadien. Les employeurs qui ont un dossier établi démontrant qu’ils ont précédemment respecté les conditions associées à une offre d’emploi peuvent être admissibles au traitement accéléré de l’AMT. Les demandeurs au titre de la CTQF qui font l’objet d’un AMT positif ou neutre de RHDCC pourraient se voir attribuer jusqu’à 15 points dans la grille de sélection. L’AMT ne sera pas exigé dans quelques cas visés par les dispositions sur la mobilité de la main-d’œuvre que contiennent des ententes internationales comme l’ALENA et l’AGCS. Dans ces cas, les employeurs devront démontrer à CIC qu’ils font une offre d’emploi admissible (authentique, non saisonnière et d’une durée indéterminée).

Aux fins de la cohérence et de l’intégrité des programmes, CIC et RHDCC appliqueront aussi à la CTQF et à la CTMSF le critère d’évaluation « essentiellement les mêmes » de la CTET (voir référence 14), qui touche la conformité des salaires, des conditions de travail et des emplois, ainsi que la liste des employeurs inadmissibles de la CTET.

  • Modifier les facteurs de la capacité d’adaptation. CIC modifie les facteurs de la capacité d’adaptation afin de mettre l’accent sur ceux qui ont démontré leur incidence positive sur l’intégration sociale et économique des immigrants. Puisque les employeurs accordent de la valeur au fait d’avoir travaillé au Canada, le nombre maximal de points (10) est alloué au demandeur principal (DP) qui possède une expérience professionnelle antérieure admissible au Canada. Les points pour avoir étudié au Canada restent les mêmes (5).

En outre, l’évaluation effectuée en 2010 a relevé des préoccupations quant aux études de l’époux puisque la réussite économique de la plupart des demandeurs qui ont reçu des points pour les études du conjoint a été semblable à celle des demandeurs qui n’ont pas reçu de points pour ce facteur. En outre, les agents des visas ont noté que de nombreux époux ou conjoints de fait n’avaient jamais travaillé dans leur domaine d’études. Les commentaires formulés durant les consultations étaient en faveur du remplacement du facteur des études de l’époux par une connaissance de base de la langue par l’époux afin d’améliorer les chances de réussite de l’intégration familiale et de réduire la vulnérabilité de l’époux. Compte tenu de l’importance générale des compétences linguistiques pour la réussite de l’établissement, CIC est allé de l’avant avec ce changement.

Afin de recevoir des points pour des études antérieures au Canada, le demandeur ou l’époux accompagnateur doit avoir obtenu, au moyen d’études à temps plein dans un programme d’au moins deux ans, les crédits requis pour la réussite de deux années d’études. Aux fins de l’adaptabilité, les études secondaires seront acceptées comme programme d’études valide.

L’évaluation a fait ressortir également que la présence d’un parent au Canada n’améliorait pas la réussite économique des travailleurs qualifiés. Cependant, compte tenu des autres avantages qui peuvent être associés au fait d’avoir un parent adulte au Canada, CIC a établi un critère d’âge minimal pour accroître la possibilité que le parent facilite l’intégration sociale et économique du demandeur.

Des points ne seront pas attribués pour la capacité d’adaptation dans le cas des époux qui sont des citoyens canadiens ou des résidents permanents vivant au Canada. Cette catégorie ne convient pas en effet à des demandeurs dont le dossier, pour des raisons liées à l’intégrité du programme, devrait être étudié au titre de la catégorie du regroupement familial.

  • Fonds pour l’établissement. Les demandeurs qui travaillent déjà au Canada ont démontré leur capacité d’entrer sur le marché du travail canadien et de subvenir à leurs propres besoins. Auparavant, les demandeurs qui avaient une offre d’emploi réservé admissible au Canada n’avaient pas à présenter une preuve de fonds pour l’établissement, qu’ils occupaient un emploi au Canada ou non. Selon ces modifications, cette dispense ne s’applique qu’aux personnes qui travaillent déjà au Canada et qui reçoivent des points pour une offre d’emploi réservé au Canada. Tous les autres demandeurs sont tenus de présenter une preuve de fonds pour l’établissement.

Le tableau suivant illustre le nouveau système de points pour la CTQF.

Ancienne grille

Nouvelle grille

Première langue officielle
Maximum de 16 points

Aucune compétence nécessaire dans une langue officielle

Première langue officielle
Maximum de 24 points

Nouveau niveau minimal obligatoire

Élémentaire

Approx. NCLC/CLB 4 ou 5

Niveau minimal pour toutes les aptitudes

Fixé initialement à NCLC/CLB 7

1 point par aptitude
jusqu’à un max. de 2

4 points par aptitude

Comprend les principaux éléments et les détails importants d’une conversation et peut rédiger des lettres d’affaires courantes; est capable de participer à des discussions en petits groupes et d’exprimer des opinions et des réserves sur un sujet.

Moyen

Approx. NCLC/CLB 6 ou 7

Niveau minimal + 1 niveau NCLC/CLB

2 points par aptitude

5 points par aptitude

NCLC/CLB 8

Comprend les conversations techniques et les documents dans son domaine de travail; pose des questions, analyse et compare l’information pour prendre des décisions.

Élevé

NCLC/CLB 8 +

Niveau minimal + 2 niveaux NCLC/CLB ou plus

4 points par aptitude

6 points par aptitude

NCLC/CLB 9

Participe aux réunions et aux discussions professionnelles; comprend une grande variété de sujets généraux et abstraits; rédige des notes officielles et des notes informelles et des résumés.

Deuxième langue officielle
Maximum de 8 points

8

Deuxième langue officielle
Maximum de 4 points

4

 

NCLC/CLB 5 pour toutes les aptitudes

Âge
Maximum de 10 points

Âge
Maximum de 12 points

21 à 49 ans

10

18 à 35 ans

12

20 ou 50 ans

8

36 ans

11

19 ou 51 ans

6

37 ans

10

18 ou 52 ans

4

Moins un point par an

17 ou 53 ans

2

46 ans

1

<17 ou >53 ans

0

47 et plus

0

Expérience professionnelle
Maximum de 21 points

Expérience professionnelle
Maximum de 15 points

1 an

15

1 an

9

2 ans

17

2 à 3 ans

11

3 ans

19

4 à 5 ans

13

4 ans et plus

21

6 ans et plus

15

Études
Maximum de 25 points

Études
Maximum de 25 points

Les points seront accordés selon l’évaluation des diplômes par un organisme désigné qui indiquera le diplôme canadien équivalent.

Diplôme universitaire de deuxième ou de troisième cycle (+ 17 ans)

Au moins deux diplômes universitaires de premier cycle
OU diplôme postsecondaire nécessitant 3 années d’études (+ 15 ans)

Diplôme universitaire de premier cycle (au moins 2 ans) OU diplôme postsecondaire nécessitant 2 années d’études (+ 14 ans)

Diplôme universitaire de premier cycle (1 an) OU diplôme postsecondaire nécessitant 1 année d’études (+ 13 ans)

Diplôme postsecondaire nécessitant 1 année d’études (+ 12 ans)

Diplôme d’études secondaires

Études secondaires non complétées


25





22





20




15



12

5


0

Doctorat

Maîtrise ou grade professionnel

Au moins deux diplômes postsecondaires (dont un diplôme postsecondaire nécessitant au moins 3 années d’études)

Diplôme postsecondaire nécessitant au moins 3 années d’études

Diplôme postsecondaire nécessitant 2 années d’études

Diplôme postsecondaire nécessitant 1 année d’études

Études secondaires

25

23




22



21


19


15

5

Emploi réservé
10 points

Emploi réservé
10 points

Afin de recevoir des points pour
l’emploi réservé, les demandeurs
devront avoir un avis sur le marché
du travail (AMT) de RHDCC, ainsi qu’une
offre d’emploi d’une durée indéterminée. Dans certains cas, les demandeurs
seront dispensés de l’AMT et ne nécessiteront qu’une offre d’emploi
d’une durée indéterminée. Les nouvelles mesures, dont une évaluation du
marché du travail et une vérification
de l’authenticité dans les dispositions réglementaires, devraient augmenter l’intégrité du programme, aider à répondre aux besoins du marché du travail, et simplifier le processus pour
les employeurs.

Capacité d’adaptation
Maximum de 10 points

Capacité d’adaptation
Maximum de 10 points

Études de l’époux ou du conjoint

Études antérieures au Canada — DP, époux ou conjoint

Travail antérieur au Canada du DP ou de l’époux ou du conjoint

Parent au Canada

Emploi réservé

5


5


5

5

5

Travail antérieur au Canada — DP (min. 1 an à la CNP 0, A, B)

Ou une combinaison de…

Études antérieures au Canada — DP

Études antérieures au Canada — époux ou conjoint accompagnateur

Travail antérieur au Canada — époux ou conjoint accompagnateur

Emploi réservé

Révisé :

Parent au Canada (18 ans ou plus)

Ajouté :

Connaissance d’une langue off. par l’époux ou le conjoint accompagnateur CLC/CLB 4)

Éliminé :

Études de l’époux ou du conjoint accompagnateur


10




5



5



5

5

 

5

 




5

 


3 à 5

Note de passage

67

Note de passage

67

Le nombre d’immigrants admis au Canada dans la CTQF est assujetti à un plafond annuel fixé par CIC et approuvé par le Parlement. CIC ne s’attend pas à ce que l’adoption de critères plus stricts l’empêche d’atteindre ses objectifs annuels.

b) Nouvelle catégorie réservée aux métiers spécialisés

La nouvelle catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (CTMSF) est destinée aux travailleurs spécialisés qui possèdent de l’expérience dans les domaines professionnels suivants de la CNP : métiers de l’électricité, de la construction et des industries; métiers d’entretien et d’opération d’équipement; superviseurs/ superviseures et métiers techniques dans les ressources naturelles, l’agriculture et la production connexe; personnel de supervision dans la transformation, la fabrication et les services d’utilité publique et opérateurs/opératrices de poste central de contrôle; chefs et cuisiniers/cuisinières, et bouchers/bouchères et boulangers-pâtissiers/boulangères-pâtissières.

Les demandeurs au titre de cette catégorie sont tenus de répondre à quatre exigences minimales :

  1. Une offre d’emploi admissible d’une durée d’au moins un an (voir référence 15) d’un ou deux employeurs au Canada ou un certificat de compétence délivré par une autorité responsable de l’apprentissage dans une province ou un territoire du Canada.
  2. Une preuve des compétences linguistiques comme les résultats d’un test administré par une organisation désignée à cette fin, indiquant que le candidat a satisfait au niveau minimal fixé par le ministre pour les quatre aptitudes (lire, écrire, écouter et parler).
  3. Une expérience de travail de 24 mois (après l’obtention d’une accréditation dans le pays où le travail a été exécuté, s’il y a lieu) dans le même métier spécialisé durant les cinq dernières années.
  4. Des qualifications qui satisfont aux conditions d’accès du métier décrites dans la CNP, à l’exception des exigences relatives au permis d’exercer et à l’accréditation qui sont difficiles à obtenir à partir de l’étranger.

La nécessité d’avoir une offre d’emploi d’une durée d’un an a été établie en raison de la nature saisonnière du travail dans de nombreux métiers et de son organisation en projets. Il pourrait ne pas être réaliste d’exiger une offre d’emploi permanent dans ces secteurs, comme dans le cas de la CTQF. Le fait de permettre à au plus deux employeurs de s’engager à faire travailler le demandeur à temps plein pour au moins un an vise à donner de la souplesse aux employeurs, et garantir que le demandeur aura un emploi rémunéré pendant la première année suivant son arrivée. Cette expérience de travail peut aider le demandeur à satisfaire aux conditions d’accréditation s’il y a lieu et lui procurera une expérience professionnelle au Canada qui est importante et joue un rôle clé dans la réussite économique.

La formation en apprentissage et l’accréditation professionnelle relèvent des provinces et des territoires; chaque province ou territoire a la responsabilité de désigner les métiers et d’établir les exigences en matière d’accréditation. Le Programme des normes interprovinciales Sceau rouge (voir référence 16) touche environ 81 % des apprentis inscrits au Canada. Les provinces et les territoires qui participent au programme Sceau rouge partagent les mêmes normes et examens d’accréditation. Cependant, un grand nombre de métiers n’ont pas de normes communes. En outre, la formation dans un métier donné peut être obligatoire ou facultative, suivant la réglementation de chaque province ou territoire.

Un certificat de compétence décerné par une autorité provinciale ou territoriale responsable de l’apprentissage au Canada est la meilleure façon de garantir la capacité du demandeur d’accomplir le travail et de s’assurer que celui-ci est autorisé à travailler dans la province ou le territoire où il souhaite résider. Ce genre de certificat est aussi un bon indicateur de l’employabilité, de la mobilité interprovinciale de la main-d’œuvre et de l’intégration à long terme au marché du travail. Cependant, vu la difficulté de répondre à certaines exigences canadiennes (par exemple une expérience professionnelle au Canada) avant l’arrivée au Canada, une offre d’emploi admissible peut être une autre solution.

Aux fins de ce programme, une offre d’emploi admissible convient particulièrement aux métiers à reconnaissance facultative (non réglementés) et pour lesquels une accréditation et un permis d’exercer ne sont pas exigés par le territoire ou la province. L’offre d’emploi est considérée comme une reconnaissance (par un employeur) de la capacité du demandeur à accomplir le travail.

Les employeurs peuvent aussi offrir des emplois à des gens qui exercent un métier spécialisé à accréditation obligatoire, et les employeurs et les employés seront tenus d’observer la réglementation de la province ou du territoire. Dans le cas des métiers à accréditation obligatoire, le travailleur doit avoir l’accréditation appropriée ou être inscrit comme apprenti. Par conséquent, les employeurs doivent fournir un appui aux candidats pour qu’ils obtiennent l’accréditation requise dans la province ou le territoire, ou les inscrire comme apprentis pendant une période d’évaluation de la compétence jusqu’à ce qu’ils soient accrédités.

Comme c’est le cas pour la CTQF, compte tenu de l’importance de la langue comme facteur déterminant de la réussite de l’établissement économique et pour garantir que les normes de santé et de sécurité sont respectées, les demandeurs doivent satisfaire à un niveau minimal de compétence linguistique fixé par le ministre pour tous les aspects (parler, écouter, lire et écrire). En outre, comme pour la CTQF, le Règlement exige que le ministre communique publiquement ce niveau minimal. Initialement, ce seuil devrait correspondre au moins au niveau 4 des NCLC/CLB pour les quatre aptitudes (parler, écouter, lire et écrire).

Pour plus de certitude quant aux possibilités d’établissement économique du demandeur dans un métier spécialisé, celui-ci devra avoir au moins 24 mois d’expérience professionnelle récente dans le métier spécialisé visé par l’offre d’emploi et/ou le certificat de compétence provincial ou territorial. L’expérience professionnelle devra avoir été acquise après l’obtention d’un certificat de compétence ou d’une accréditation dans le pays où le travail a été exécuté, s’il y a lieu. À cette fin, le demandeur doit avoir exécuté un nombre substantiel des principales tâches mentionnées dans la description de l’emploi dans la CNP, ce qui indique qu’il a assumé les fonctions essentielles de l’emploi. En outre, le demandeur devra démontrer qu’il satisfait aux conditions d’accès du métier spécialisé décrites dans la CNP, à l’exception des exigences relatives au permis d’exercer et à l’accréditation, car celles-ci sont difficiles à remplir à partir de l’étranger.

Comme c’est le cas pour la CTQF, le Règlement permet aussi à un agent de substituer son appréciation aux critères de sélection s’il détermine que la capacité ou l’incapacité du demandeur à répondre aux exigences minimales de la catégorie n’est pas un indicateur suffisant de l’aptitude de ce travailleur à réussir son établissement économique au Canada. Lorsque l’agent substitue son appréciation, il doit faire confirmer sa décision par un autre agent. Les travailleurs de métiers spécialisés qui ne travaillent pas au Canada actuellement sont tenus de prouver qu’ils possèdent les fonds nécessaires pour s’établir.

c) Modification de la catégorie de l’expérience canadienne

Ces dispositions réglementaires simplifient également la catégorie de l’expérience canadienne (CEC) afin de faciliter la transition vers le statut de résident permanent pour les travailleurs étrangers qualifiés temporaires qui ont démontré qu’ils peuvent être employés au Canada, et pour mieux harmoniser la CEC avec les autres programmes d’immigration économique qui exigent moins d’expérience professionnelle (par exemple les programmes des candidats des provinces) (voir référence 17).

L’exigence au chapitre de l’expérience professionnelle au Canada passe de 24 mois à 12 mois durant les 36 derniers mois afin de permettre une transition plus rapide aux travailleurs qui ont déjà prouvé leur employabilité sur le marché du travail du Canada. L’accumulation de 12 mois de travail autorisé au cours des derniers 36 mois est une exigence plus souple pour les travailleurs qui occupent un emploi au Canada en vertu d’ententes de courte durée. Seuls les travailleurs qui possèdent une expérience professionnelle de genre 0 et de niveau A ou B de la CNP resteront admissibles à la CEC.

La réglementation antérieure touchant la CEC permettait aux demandeurs de compenser un bas niveau de compétences linguistiques par un niveau plus élevé dans un autre domaine, ce qui entraînait un processus compliqué et confus à la fois pour les demandeurs et les agents des visas. Durant des recherches effectuées pour l’établissement des niveaux de compétence linguistique dans le cadre de la CTQF, le comité d’experts linguistiques de CIC et des organismes tiers d’évaluation de compétence linguistique désignés ont vivement recommandé l’application du seuil pour les quatre aptitudes linguistiques (lire, écrire, écouter et parler). Par conséquent, un niveau minimal pour les quatre aptitudes linguistiques est exigé pour les demandeurs au titre de la CEC. Comme c’est le cas pour la CTQF, les dispositions réglementaires habilitent le ministre à fixer le niveau minimal de compétence linguistique. Initialement, il est prévu que ce seuil sera établi au niveau 7 des NCLC/CLB. Ce seuil correspond à une connaissance de la langue « intermédiaire adéquate » à l’égard des quatre aptitudes (lire, écrire, écouter et parler) pour les demandeurs de genre de compétence 0 et au niveau A de la CNP, ou à une connaissance de la langue « intermédiaire de base » à l’égard des quatre aptitudes pour les demandeurs au niveau B de la CNP.

Toutes les demandes présentées au titre de la CTQF et de la CEC seront traitées selon les dispositions réglementaires en vigueur lors de la présentation de la demande.

Options réglementaires et non réglementaires considérées

La LIPR accorde au gouverneur en conseil le pouvoir de prendre des règlements établissant les critères de sélection applicables à l’immigration économique et leur pondération. Il fallait modifier le RIPR pour être mesure de concevoir des programmes d’immigration économique aptes à répondre aux besoins économiques changeants du Canada.

Diverses options pour les modifications réglementaires à apporter à la CTQF ont été envisagées dans une optique de continuité, en commençant tout d’abord par la modification des facteurs de la langue, de l’âge et de l’expérience professionnelle. Selon les données probantes découlant de l’évaluation du programme et les observations formulées au cours des consultations, des modifications plus complètes pour tous les facteurs de sélection prévus pour la CTQF ont été mises au point en vue de mieux évaluer les demandeurs en fonction des besoins économiques du Canada. Le degré de changement et de rigueur des critères augmentait d’une option à l’autre.

L’option de base des modifications à apporter à la CTQF aurait été l’ajout d’exigences linguistiques minimales, différenciées par niveau d’aptitude (lire, écrire, écouter et parler) tout en maintenant la structure des points de la grille de sélection. Les compétences linguistiques ont été estimées comme l’un des facteurs les plus essentiels à modifier, selon les données probantes recueillies.

Les légères modifications aux points attribués à la langue, à l’âge et à l’expérience professionnelle contribueront à améliorer la grille en donnant plus de poids aux facteurs les plus déterminants sur le marché du travail, et en sélectionnant des demandeurs qui sont plus jeunes et qui ont une bonne maîtrise de la langue. Il a été proposé durant les consultations de corriger le système de points en accordant des points à la fois aux années d’études et au fait d’être titulaire d’un diplôme étranger afin d’accroître l’admissibilité des techniciens et des gens de métier qualifiés à la CTQF. Bien que les intervenants aient appuyé cet objectif, CIC a été vivement encouragé à apporter des modifications plus approfondies au facteur des études.

Une modification plus radicale des points a été envisagée; elle aurait réduit de moitié les points attribués à l’expérience professionnelle, donnant ainsi encore plus de poids à l’âge et aux compétences linguistiques.

Pour l’attribution de points aux études, l’évaluation obligatoire des diplômes étrangers a été estimée plus efficace que le nombre des années d’études comme gage de la valeur d’un diplôme étranger au Canada. Dans les cas où l’organisation professionnelle est l’organisme qui évalue le diplôme étranger, cette option présente des avantages supplémentaires pour le demandeur. Une évaluation favorable signifie en effet que le demandeur aura également satisfait à l’une des exigences qu’il doit remplir pour obtenir l’autorisation d’exercer la profession réglementée qu’il entend pratiquer.

Enfin, la création de la CTMSF établira un mécanisme de sélection mieux adapté aux travailleurs de métiers spécialisés, et aidera à atténuer les difficultés auxquelles ces derniers se heurteront probablement avec la nouvelle grille de points de la CTQF.

L’option retenue incluait toutes les variables susmentionnées; par conséquent, les modifications réglementaires consisteront à :

  1. Mettre à jour la grille de sélection de la CTQF pour :
    • (i) redistribuer les points parmi les critères établis;
    • (ii) établir des niveaux minimaux de compétence linguistique obligatoires;
    • (iii) exiger l’évaluation des diplômes étrangers par un organisme désigné, afin d’attribuer des points à la valeur de ces diplômes au Canada et de mieux détecter les diplômes frauduleux ou de « faible valeur »;
    • (iv) simplifier le processus de l’emploi réservé et réduire les possibilités d’offres d’emploi frauduleuses au titre du facteur de l’emploi réservé
  2. Créer une nouvelle CTMSF pour réduire les obstacles à l’entrée des travailleurs de métiers spécialisés au Canada, en réponse aux besoins du marché du travail;
  3. Faciliter la transition vers la résidence permanente des TET qui sont établis économiquement au Canada, en réduisant les exigences en matière d’expérience professionnelle de la CEC pour ces travailleurs.

En modifiant la CTQF et en créant la CTMSF, ces options prévoient des mesures pour mieux sélectionner les travailleurs qualifiés qui ont manifestement les compétences et les capacités requises pour s’intégrer plus rapidement au marché du travail à leur arrivée au Canada. Les changements à la CEC signifient qu’il sera plus facile pour les personnes qui travaillent au Canada de rester au pays, ce qui sera bénéfique pour les demandeurs et les employeurs. Ces dispositions réglementaires aideront globalement à faire mieux concorder les travailleurs qualifiés sélectionnés pour la résidence permanente et les besoins du marché du travail.

Les modifications considérées comme des ajouts par rapport au scénario de base et pour lesquelles les incidences sont mesurées sont les suivantes :

  • L’incidence des modifications à la grille de points sur le profil moyen d’un travailleur qualifié. Ces modifications comprennent un niveau minimal de compétence linguistique, l’évaluation des diplômes obtenus à l’étranger afin d’en assurer l’équivalence avec les diplômes canadiens avant la sélection, et de nouvelles procédures pour les travailleurs qui ont un emploi réservé.
  • La création d’une catégorie de travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) pour les travailleurs qui possèdent de l’expérience au niveau B de la CNP dans les domaines professionnels suivants : métiers de l’électricité, de la construction et des industries; métiers d’entretien et d’opération d’équipement; superviseurs/superviseures et métiers techniques dans les ressources naturelles, l’agriculture et la production connexe; personnel de supervision dans la transformation, la fabrication et les services d’utilité publique et opérateurs/opératrices de poste central de contrôle; chefs et cuisiniers/cuisinières, bouchers/bouchères et boulangers-pâtissiers/boulangères-pâtissières. Les demandeurs au titre du programme seront tenus de répondre à quatre exigences minimales :
    1. Une offre d’emploi d’une durée d’au moins un an ou un certificat de compétence décerné par une autorité provinciale ou territoriale.
    2. Une preuve de compétence linguistique comme les résultats d’un test administré par un organisme désigné à cette fin indiquant que le candidat a obtenu le niveau minimal fixé par le ministre pour les quatre aptitudes linguistiques.
    3. Une expérience professionnelle de 24 mois (après l’obtention d’un certificat ou d’une accréditation) dans le même métier spécialisé admissible durant les cinq dernières années.
    4. Qualifications — satisfaire aux conditions d’accès du métier décrites dans la CNP, à l’exception des exigences relatives au permis d’exercer et à l’accréditation qui ne peuvent pas être remplies à partir de l’étranger.
  • La possibilité pour certains travailleurs de présenter une demande au titre de la CEC après une plutôt que deux années d’expérience professionnelle au Canada dans une catégorie de genre de compétence 0 ou de niveau A ou B de la CNP.

Avantages et coûts

Le tableau ci-dessous présente un aperçu des résultats de l’analyse coûts-avantages. La période d’analyse est de 10 ans commençant en 2013 et se terminant en 2022. Tous les coûts et les avantages sont prévus pour cette période et sont exprimés en dollars indexés. La valeur actualisée nette (VAN) de tous les coûts et avantages a été calculée selon un taux d’actualisation de 7 %.

D’après l’analyse des incidences différentielles de ces propositions réglementaires, le coût estimatif total est d’environ 8,3 millions de dollars (VAN) et l’avantage monétaire total se situe à 146,2 millions de dollars (VAN), ce qui représente un avantage net de 138 millions de dollars pour la période d’analyse ou une moyenne de 13,8 millions de dollars par année. En plus des incidences monétaires, il y a des avantages qualitatifs dont les suivants :

  • meilleure réussite économique pour les demandeurs principaux au titre de la CTQF et avantages corollaires pour l’économie canadienne découlant de la modification de la grille de sélection, qui augmentera la valeur des compétences du travailleur qualifié moyen sur le marché du travail;
  • entrée d’un plus grand nombre de gens de métiers spécialisés sur le marché du travail, ce qui procurera un avantage économique aux employeurs qui auront un meilleur accès aux travailleurs qualifiés dont ils ont besoin, et un établissement économique supérieur aux demandeurs qui gagneront plus rapidement des revenus;
  • intégrité accrue du facteur de l’emploi réservé; l’instauration d’une évaluation du marché du travail devrait réduire les offres d’emploi frauduleuses;
  • maintien des travailleurs étrangers qualifiés temporaires qui sont établis en modifiant la catégorie de l’expérience canadienne pour faciliter la transition vers la résidence permanente des résidents temporaires qualifiés qui possèdent une expérience professionnelle dans un métier au Canada et ont démontré leur capacité à s’établir économiquement au Canada.

Parmi les coûts qualitatifs, il y a une incidence possible sur les autorités provinciales et territoriales responsables de l’apprentissage en raison de l’augmentation du nombre de travailleurs de métiers spécialisés arrivant au Canada puisque les demandeurs potentiels travaillant déjà temporairement au Canada et les nouveaux arrivants qui ont un emploi réservé souhaitent obtenir une accréditation provinciale ou territoriale dans un métier désigné. Il y a d’autres incidences possibles comme des délais d’attente plus longs pour l’accréditation, et un coût pour les provinces et les territoires qui devraient accroître le financement du processus d’accréditation.

Énoncé des coûts et avantages


Coûts, avantages et distribution

Année de base 2013

Année cinq 2017

Dernière année 2022

Total

Moyenne annuelle

A. Incidences chiffrées en millions de dollars en valeur actuelle (en dollars de 2011)

Avantages

Intervenants

Économies relatives aux cours de langue pour les immigrants au Canada

CIC

0,0

3,8

2,7

27,6

2,7

Avantage sur le plan du traitement découlant de l’évaluation des diplômes par un tiers

CIC

0,0

0,7

0,5

5,0

0,5

Avantage en raison du délai de traitement plus court de l’AMT par rapport à l’avis d’emploi réservé (AER)

RHDCC

0,3

0,2

0,2

2,3

0,2

Entrée plus rapide sur le marché du travail des demandeurs principaux qui ont un emploi réservé, ce qui sera économiquement avantageux pour les employeurs qui auront un meilleur accès au type de main-d’œuvre dont ils ont besoin, et pour les demandeurs qui gagneront des revenus plus rapidement

Nouveaux Canadiens et employeurs

0,0

3,0

2,1

21,6

2,2

Revenus accrus pour les organismes d’évaluation des diplômes et les organismes nationaux de réglementation des professions

Entreprises canadiennes

11,9

9,1

6,5

89,6

9,0

Avantages totaux

 

12,2

16,8

12,0

146,2

14,6

Coûts Intervenants        
Coûts de transition

CIC

0,3 0,02 0,0 0,4 0,04
Coûts de traitement accrus des demandes au titre de la CEC

CIC

0,0

0,0

0,0 1,8 0,2
Coûts de transition RHDCC 0,03 0,0 0,0 0,03 0,0
Coûts de conformité pour les moyennes et les grandes entreprises Entreprises

0,4

0,3

0,2

3,1

0,3

Coûts de conformité pour les petites entreprises

Petites entreprises

0,4

0,3

0,2

3,0

0,3

Coûts totaux

1,1

0,6

0,4

8,3

0,8

Avantages nets (VAN)

138,0

13,8

B. Incidences qualitatives
Avantages Description du coût ou de l’avantage
Meilleure situation économique en raison d’une correspondance plus étroite entre l’immigration et les besoins du marché du travail. L’établissement d’un niveau minimal de compétence linguistique, le nombre accru de points pour la compétence dans une langue officielle et l’expérience professionnelle au Canada, et l’exigence en matière d’évaluation des diplômes, contribueront à augmenter la proportion de demandeurs retenus qui obtiendront un emploi dans leur domaine professionnel avec un salaire proportionnel à leurs compétences. Cela resserrera les liens entre les demandeurs et le marché du travail et sera avantageux pour les travailleurs qualifiés du volet fédéral, les employeurs canadiens et l’économie canadienne. En outre, la modification de la CEC et l’établissement d’un programme pour les métiers spécialisés contribueront à répondre aux besoins des employeurs et du marché du travail, notamment en comblant les pénuries de travailleurs spécialisés dans certains métiers.
Intégrité accrue du programme Une évaluation du marché du travail au titre du critère de sélection de l’emploi réservé réduira les offres d’emploi potentiellement frauduleuses et démontrera que le travailleur qualifié n’aura pas d’incidence négative sur le marché du travail.
Entrée plus rapide sur le marché du travail des travailleurs de métiers spécialisés. Le processus de sélection pour les gens de métiers spécialisés qui demandent la résidence permanente au titre de la CTMSF sera fondé sur un système plus simple de réussite-échec plutôt que le système de points utilisé pour les demandeurs des catégories d’emplois techniques, professionnels et de gestion. Puisqu’il met l’accent sur les diplômes universitaires, ce système de points constitue un obstacle pour les travailleurs de métiers spécialisés qui présentent une demande. Le délai de traitement sera plus court pour ces demandeurs, qui entreront plus rapidement sur le marché du travail, à condition que les priorités liées au traitement demeurent constantes. Une entrée plus rapide sur le marché du travail sera économiquement avantageuse pour les employeurs qui auront un meilleur accès au type de main-d’œuvre qualifiée dont ils ont besoin, et pour les demandeurs qui gagneront des revenus plus rapidement.
Coûts
Autorités provinciales et territoriales responsables de l’apprentissage Une augmentation du nombre de gens de métiers spécialisés arrivant au Canada peut entraîner des coûts pour les autorités provinciales et territoriales responsables de l’apprentissage, puisque les demandeurs potentiels travaillant déjà temporairement au Canada et les nouveaux arrivants qui ont un emploi réservé souhaitent obtenir une accréditation provinciale ou territoriale dans un métier désigné. Les impacts possibles peuvent inclure des répercussions sur les demandeurs si les temps d’attente pour l’accréditation deviennent plus longs, et un coût pour les provinces et les territoires si cette possibilité se concrétise et s’ils réagissent en investissant davantage dans le processus d’accréditation.

Le public peut consulter l’analyse intégrale des coûts et avantages sur demande.

Incidences sur les entreprises et les consommateurs

La sélection des immigrants qui sont les mieux en mesure de réussir leur établissement économique plus rapidement sera avantageuse pour l’économie canadienne et les employeurs canadiens. Les modifications allégeront le fardeau administratif des entreprises qui souhaitent embaucher temporairement des travailleurs qualifiés durant le traitement de la demande de résidence permanente de ces derniers. Ainsi, il ne serait plus nécessaire de redemander un avis à RHDCC à l’appui de la demande de résidence permanente. Cependant, pour embaucher un ressortissant étranger, certains employeurs devront démontrer qu’ils ont annoncé le poste à combler à l’échelle nationale. De plus, il faudra que RHDCC détermine l’incidence probable sur le marché du travail canadien et remette un avis positif ou négatif qui éliminera les travailleurs qui auront une incidence négative.

L’obligation de faire évaluer les diplômes étrangers avant la présentation de la demande sera aussi avantageuse pour les organismes d’évaluation sans but lucratif désignés car leurs services seront plus en demande.

Répartition des incidences

Une fois mises en œuvre, les modifications devraient entraîner un avantage net de 138 millions de dollars, dont 90 millions sont attribuables aux revenus accrus des entreprises canadiennes.

En ce qui concerne les facteurs liés au sexe, la proportion de demandeuses principales au titre de la CTQF est à la hausse. L’évaluation de cette catégorie a établi que le nombre de demandeuses avait augmenté durant les années visées par l’évaluation qui ont suivi la LIPR (30 % en comparaison avec 23 % durant la période antérieure à la LIPR).

Une analyse comparative entre les sexes (ACS) au sujet des modifications a été réalisée pour évaluer les répercussions prévues sur les femmes présentant une demande au titre de la CTQF. Les modifications apportées aux critères de sélection réduiront l’importance relative de l’expérience professionnelle parmi l’ensemble des critères. Comme les femmes sont généralement responsables des soins familiaux, cette diminution contribuera à amoindrir l’incidence que ces responsabilités peuvent avoir sur la capacité des femmes à obtenir des points pour l’expérience professionnelle.

La CTMSF exige deux années d’expérience professionnelle à plein temps (ou une expérience équivalente à temps partiel) durant les cinq dernières années. Cette exigence pourrait avoir une incidence négative pour les femmes. Le fait de demander une expérience récente n’est pas favorable aux femmes qui ont dû quitter le marché du travail pour assumer des responsabilités relatives aux soins familiaux. Cependant, les conséquences entraînées pour les femmes peuvent s’en trouver atténuées du fait que l’expérience professionnelle exigée au titre de la CTMSF n’a pas à avoir été accumulée de façon continue et peut aussi avoir été acquise dans le cadre d’un emploi à temps partiel. Étant donné que l’expérience professionnelle est un facteur crucial de l’évaluation de la capacité à s’établir des demandeurs qui exercent un métier spécialisé et que c’est souvent l’expérience récente qui compte le plus pour les employeurs, cette solution stratégique est un élément essentiel de la CTMSF, en dépit de son incidence négative potentielle. Puisque les hommes sont largement majoritaires dans la catégorie des gens de métiers spécialisés au Canada (80 %), le profil des demandeurs au titre de cette catégorie pourrait afficher un déséquilibre entre les sexes. Dans le cadre des activités continues d’analyse comparative entre les sexes, CIC s’efforce de cerner les obstacles non intentionnels aux demandeuses et de les supprimer.

Règle du « un pour un »

Le fardeau ou l’allégement administratif se définissent respectivement comme les coûts ou les économies que représente pour les entreprises canadiennes le fait de recueillir, de stocker et d’échanger des renseignements avec le gouvernement à la suite d’un changement réglementaire. Dans les modifications réglementaires apportées à la CTQF, à la fois le fardeau et l’allégement administratif ont été définis pour les employeurs qui souhaitent présenter une offre d’emploi permanent afin d’appuyer la demande de résidence permanente d’un TQF. Tel qu’expliqué ci-dessous, les employeurs sont touchés différemment sur le plan des formalités administratives, selon la situation de l’étranger à embaucher. Après un examen de toutes les différentes situations comportant des exigences administratives pour les employeurs, l’analyse présente un allégement global du fardeau administratif découlant des modifications réglementaires adoptées.

Voici un examen de chaque situation qui pourrait entraîner un fardeau ou un allégement administratif pour les employeurs touchés par les modifications réglementaires.

Situation

Exigence actuelle pour l’employeur

Exigence proposée pour l’employeur

Fardeau ou allégement administratif

Explication

Moyenne annualisée

1

Travailleur étranger temporaire qui occupe un emploi au Canada. Son employeur possède déjà un avis sur le marché du travail (AMT) et il décide de présenter une offre d’emploi permanent dans la même profession afin d’appuyer la demande de résidence permanente du travailleur.

Offre d’emploi évaluée par CIC

Offre d’emploi évaluée par CIC

Neutre

Aucune modification de l’exigence.

S. O.

2

Travailleur étranger temporaire qui occupe un emploi au Canada. Son employeur possède déjà un AMT et il décide de présenter une offre d’emploi permanent mais dans une profession différente afin d’appuyer la demande de résidence permanente du travailleur.

Avis d’emploi réservé (AER) émis par RHDCC

Offre d’emploi évaluée par CIC

Allégement

Préparer une demande d’AER et les documents à l’appui exigés par RHDCC représente un fardeau plus lourd que préparer simplement pour CIC une offre d’emploi qui démontre l’authenticité de l’emploi offert. Le temps économisé sur le plan administratif comprend le temps nécessaire pour lire et remplir la demande d’AER (5 pages) et joindre un maximum de 10 documents à l’appui.

11 188 $

3

Travailleur étranger temporaire qui occupe un emploi au Canada. Un employeur différent de celui du travailleur décide de présenter une offre d’emploi permanent afin d’appuyer la demande de résidence permanente du travailleur.

AER émis par RHDCC

AMT de RHDCC + offre d’emploi

Allégement

Préparer une demande d’AER et la dizaine de documents à l’appui exigés par RHDCC représente un fardeau plus lourd que demander un AMT pour répondre à un besoin temporaire. Contrairement à la demande d’AMT, la demande d’AER doit être accompagnée de documents à l’appui tels que déclaration de revenus, convention collective, inscription d’entreprise, certificat d’attestation de paiement de la Commission des accidents du travail et bail commercial. L’AMT ne requiert pas de documents à l’appui sauf dans certains cas lorsque RHDCC détermine que des renseignements de suivi sont nécessaires. 

6 393 $

4

Étranger qui occupe un emploi au Canada grâce à un permis de travail et qui est dispensé de l’AMT en raison d’une entente internationale comme l’ALENA. Il présente une demande de résidence permanente accompagnée d’une offre d’emploi de son employeur à l’appui de sa demande.

Offre d’emploi évaluée par CIC

Offre d’emploi évaluée par CIC

Neutre

Aucune modification de l’exigence.

S. O.

5

Étranger qui ne se trouve pas au Canada et qui n’a pas de permis de travail, mais qui a une offre d’emploi d’un employeur au Canada à l’appui de sa demande de résidence permanente.

AER émis par RHDCC

AMT de RHDCC + offre d’emploi

Allégement

Préparer une demande d’AER et le maximum de 10 documents à l’appui exigés par RHDCC représente un fardeau plus lourd que demander un AMT. Contrairement à la demande d’AMT, la demande d’AER doit être accompagnée de documents à l’appui tels que déclaration de revenus, convention collective, inscription d’entreprise, certificat d’attestation de paiement de la Commission des accidents du travail et bail commercial. L’AMT ne requiert pas de documents à l’appui sauf dans certains cas lorsque RHDCC détermine que des renseignements de suivi sont nécessaires. 

209 571$

6

Étranger qui travaille au Canada en vertu des dispositions réglementaires sur les « intérêts canadiens », soit R205a) et R205c)(ii), et qui présente une demande de résidence permanente accompagnée d’une offre d’emploi à l’appui de sa demande.

Offre d’emploi évaluée par CIC

AMT de RHDCC + offre d’emploi

Fardeau

Préparer une offre d’emploi représente un fardeau plus léger que présenter une demande d’AMT à RHDCC, qui comporte non seulement la préparation d’une offre d’emploi mais aussi l’établissement d’un formulaire de six pages qui nécessite la description d’éléments comme l’emploi, l’employeur, les salaires, les heures de travail, les avantages, l’applicabilité de la convention collective et des renseignements sur les travailleurs étrangers temporaires, etc.

27 856 $

Allègement net

199 296 $

Le tableau ci-dessus illustre l’incidence sur les employeurs selon la situation de l’étranger qui présente une demande de résidence permanente. Si les modifications étaient appliquées aux cas traités par CIC en 2011, 12 % des employeurs seraient aux prises avec un fardeau administratif tandis que 40 % bénéficieraient d’un allégement administratif. Le fardeau administratif ne changerait pas pour 48 % des employeurs. En supposant que chaque cas comportait une demande distincte, les répercussions nettes globales sont des économies administratives pour l’entreprise.

Lentille des petites entreprises

Les modifications réduiront le fardeau administratif des petites entreprises qui souhaitent embaucher temporairement des travailleurs qualifiés durant le traitement de la demande de résidence permanente de ces derniers. Cependant, pour embaucher un étranger, les employeurs devront démontrer qu’ils ont annoncé le poste à combler à l’échelle nationale. De plus, il faudra que RHDCC détermine l’incidence probable sur le marché du travail canadien.

Les petites entreprises qui demandent des AMT pour des professions de niveau B de la CNP auront à payer des coûts de conformité estimés à trois millions de dollars en 10 ans afin d’annoncer le poste sur certains sites Web d’emplois, dans des journaux locaux et nationaux, etc. Les coûts relatifs au placement d’annonces comprendront l’exécution des tâches nécessaires par du personnel. D’après les données de RHDCC, environ la moitié des demandes d’AER pour les professions de niveau B de la CNP présentées en 2010 provenait de petites entreprises.

En outre, les modifications simplifieront les processus administratifs pour les petites entreprises comme suit :

  • — permettre aux entreprises de présenter à RHDCC une seule demande en vue d’embaucher temporairement un étranger durant le traitement de la demande de résidence permanente de ce dernier;
  • — réduire les délais de traitement pour les entreprises qui souhaitent embaucher du personnel permanent, tout en instaurant une évaluation du marché du travail afin d’harmoniser le processus avec les objectifs plus vastes du marché du travail canadien, pour assurer par exemple que les offres d’emploi répondent à un réel besoin du marché du travail canadien;
  • — réduire le fardeau administratif pour les employeurs qui souhaitent offrir un poste permanent différent à un travailleur étranger temporaire déjà à leur emploi, qui ne seront ainsi pas obligés de présenter de nouveau à RHDCC une demande d’avis;
  • — adopter pour la CTQF et la CTMSF des facteurs déjà utilisés pour la catégorie des TET, notamment le processus d’AMT et l’évaluation d’authenticité.

Consultation

À la suite de l’évaluation du programme des TQF, CIC a rencontré une grande diversité d’intervenants en février et en mars 2011 concernant les modifications apportées à la grille de sélection des TQF. Environ une centaine de représentants de divers secteurs, notamment des employeurs, des syndicats, des établissements d’enseignement, des organismes commerciaux et professionnels, des organismes de réglementation, des municipalités, des organismes de services aux immigrants, des conseils sectoriels et des organismes ethnoculturels, ont participé aux rencontres en personne tenues dans cinq villes de différentes régions du Canada.

Du 17 février au 27 mars 2011, CIC a aussi tenu des consultations en ligne auprès des intervenants et de la population pour avoir des opinions sur les modifications proposées à la CTQF. La population a été informée des consultations par le site Web de CIC, un communiqué de presse promotionnel et le site « Consultation auprès des Canadiens ».

Les observations issues du processus de consultation ont démontré un appui général à la redistribution des points parmi les critères de sélection afin d’exiger la connaissance du français ou de l’anglais, de favoriser les jeunes immigrants, qui ont une plus grande facilité d’adaptation et feront partie de la population active pendant plus longtemps, d’accorder un poids à l’expérience professionnelle qui correspond à sa faible valeur à l’arrivée sur le marché du travail canadien et d’instituer des mesures pour contrer les fraudes relatives à l’emploi réservé. Plus particulièrement, les consultations ont donné lieu aux principales constatations suivantes :

  • Compétences linguistiques : Les intervenants et la population étaient généralement favorables à l’établissement d’un niveau minimal de compétences linguistiques selon l’activité professionnelle, et à l’augmentation de la pondération pour ce critère. Il ressort d’un consensus que les compétences linguistiques sont un facteur de réussite important, à la fois en milieu de travail et dans la collectivité, pour les demandeurs principaux et leurs époux.
  • Âge : Les intervenants et la population étaient plutôt favorables à la redistribution des points pour l’âge de façon à avantager les immigrants plus jeunes qui feront partie de la population active pendant plus longtemps. La proposition consistant à fixer l’âge optimal à 35 ans, qui représente le plus de points, a suscité des réactions mitigées tout comme la baisse radicale de points pour les demandeurs de 40 ans et plus. Ceux en faveur des modifications ont fait remarquer que les demandeurs plus jeunes auront à long terme une incidence économique plus grande pour le Canada, et auront plus de capacité à s’adapter, à apprendre une langue et à s’intégrer. D’autres personnes ont affirmé que les demandeurs plus âgés auront acquis plus d’expérience de travail et auront donc plus de chances de trouver un emploi.
  • Études : La réduction du nombre d’années d’études requis donnant droit à des points pour des diplômes techniques et des attestations d’études dans un métier a été bienvenue, particulièrement par les intervenants. Les personnes consultées ont souligné les avantages qu’en retireront les demandeurs et le marché du travail, ajoutant que les changements constituaient une démarche positive pour attirer les demandeurs compétents possédant des qualifications de types différents, ne correspondant pas à notre système de points établi. De nombreux intervenants ont demandé l’apport de modifications aux points accordés pour les études afin que ceux-ci cadrent davantage à la valeur des diplômes étrangers au Canada, et ont suggéré de recourir à des organismes tiers pour l’évaluation des diplômes étrangers.
  • Expérience de travail : Les intervenants et les représentants du public ont reconnu que l’expérience de travail à l’étranger est en grande partie négligée par les employeurs canadiens et ils ont convenu dans l’ensemble qu’il était approprié de réduire la valeur en points de l’expérience de travail à l’étranger. Toutefois, il a été mentionné que l’expérience — à l’étranger ou au pays — constitue une partie intégrante de la présélection des travailleurs qualifiés, qu’il existe des degrés divers de transférabilité selon le type d’emploi et que dans certains secteurs, l’expérience de travail à l’étranger est hautement valorisée.
  • Emploi réservé : Les intervenants et la population souhaitaient l’établissement de critères plus stricts permettant d’évaluer l’authenticité d’une offre d’emploi et ont exprimé des préoccupations concernant les longs délais de traitement. Des représentants de la population (Canadiens et non-Canadiens) ont souligné le besoin de réduire les cas de personnes qui abusent du système d’immigration du Canada par le truchement d’offres d’emploi frauduleuses. Les intervenants ont bien accueilli les mesures visant à améliorer l’intégrité et l’authenticité du processus d’emploi, tout en exprimant certaines craintes par rapport à l’allongement des délais ou à l’imposition d’exigences trop lourdes aux employeurs véritables.
  • Métiers spécialisés : Les intervenants ont aussi souligné le fait que CIC devait en faire plus pour faciliter l’immigration des gens de métiers spécialisés au moyen de critères qui correspondent davantage aux emplois dans les métiers spécialisés. De nombreux participants au processus de consultation ont indiqué que les anciens critères n’étaient pas accessibles aux travailleurs étrangers ayant un métier spécialisé, ce qui aggravait les pénuries de main-d’œuvre des employeurs canadiens.
  • CEC : Durant plusieurs séances de consultation en personne, des intervenants ont signalé que le Canada devait établir un lien efficace entre le statut de résident temporaire et celui de résident permanent. Plusieurs participants n’étaient pas au courant de la création du programme en 2008. CIC prend donc des mesures pour rendre le programme encore plus accessible aux travailleurs qualifiés qui travaillent au Canada grâce à un permis de travail d’une durée limitée.

Citoyenneté et Immigration Canada a pris en compte les excellentes observations formulées durant les consultations pour la préparation d’un ensemble plus complet de propositions réglementaires, dans les cas où les opinions et les préoccupations des intervenants étaient étayées par des études ou des pratiques exemplaires sur la scène internationale, et/ou contribuaient à l’atteinte des objectifs stratégiques.

Commentaires à la suite de la publication préalable

À la suite de la publication préalable le 18 août 2012 dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, 39 répondants au total ont donné de la rétroaction au cours de la période de commentaires de 30 jours (exception faite des questions se rapportant à un cas particulier, de demandes de renseignements au sujet du processus de réglementation, comme la date limite, des commentaires ou des questions qui n’entrent pas dans le cadre de la présente réglementation). La majorité des répondants étaient des représentants du grand public (27 sur 39, soit 69 %). Les réponses ont été apportées par deux organismes professionnels, deux organismes gouvernementaux provinciaux, deux ministères fédéraux, deux représentants en immigration, deux employeurs, un représentant syndical et un organisme autochtone régional. Très peu d’organisations qui fournissent traditionnellement une contribution à CIC ont présenté des commentaires pendant la période de publication préalable de la présente réglementation.

La plupart des répondants ont soumis des commentaires ou se sont renseignés sur plus d’un élément des mesures réglementaires. Lorsque les commentaires et les questions distincts ont été énumérés, CIC a reçu, au total, 17 questions et 97 commentaires de la part des 39 répondants. Bien que la plupart des commentaires reçus pendant la publication préalable aient été positifs dans l’ensemble (31 sur 97, soit 32 %) ou neutres (21 sur 97, soit 22 %), d’autres étaient en général négatifs (45 sur 97, soit 46 %). Ils sont énumérés ci-dessous et regroupés par thème (voir référence 18). La plupart des commentaires négatifs portaient sur des éléments qui ont déjà été indiqués dans les sections ci-dessus et pris en considération par CIC. Les preuves et les justifications en vue d’apporter les modifications proposées sont toujours très solides, malgré les préoccupations mentionnées. En résumé, aucune modification n’a été apportée à la réglementation à la suite des commentaires.

Catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral)

La plupart des commentaires et des questions soumis lors de la publication préalable portaient sur la CTQF (51 commentaires sur 97, soit 53 % et 9 questions sur 17, soit 53 %). Il s’agissait de donner des précisions sur les questions concernant les nouvelles exigences du programme. Les commentaires étaient presque également répartis entre les commentaires négatifs (26 sur 51) et les commentaires neutres (12 sur 51) ou positifs (13 sur 51).

Parmi les commentaires positifs reçus, plusieurs d’entre eux (4 sur 13) appuyaient l’introduction de l’évaluation des diplômes et le reste était uniformément réparti (recevant 2 de chaque) entre les modifications apportées aux critères de sélection liés à l’éducation, l’augmentation de points pour les compétences linguistiques, l’expérience professionnelle et le soutien général à toutes les modifications. Un commentaire supplémentaire a souligné l’appui du répondant à la redistribution des points attribués pour l’âge.

En ce qui concerne la rétroaction négative, il y avait un nombre égal de commentaires au sujet de la nouvelle exigence pour l’évaluation des diplômes (7 sur 26) et les modifications apportées aux critères d’expérience de travail (5 sur 26) associées à l’exigence concernant une demande d’AMT (2 sur 26). Le reste des commentaires négatifs a porté sur les préoccupations générales concernant les modifications de la CTQF (4 sur 26), les critères spécifiques de la grille de sélection (7 sur 26) ou le processus de demande (1 sur 26). Quant aux préoccupations relatives aux critères de la grille de sélection, les commentaires étaient étroitement divisés sur la question de savoir si le Ministère devrait imposer des conditions plus strictes (3 sur 7) ou adopter une approche plus facilitante (4 sur 7).

Les répondants qui ont commenté la nouvelle exigence en matière de l’évaluation des diplômes ont exprimé des préoccupations concernant d’éventuelles confusions pour les candidats qui pourraient penser qu’ils obtiendraient un emploi ou seraient autorisés à exercer une profession réglementée si leur demande est approuvée conformément à la CTQF. CIC réitère sur son site Web, et dans d’autres communications, que le fait de satisfaire aux critères de sélection en matière de compétences linguistiques et d’évaluation de diplômes pour la catégorie des travailleurs qualifiés du volet fédéral est distinct des exigences relatives à l’autorisation d’exercer une profession réglementée. Comme nous l’avons indiqué précédemment, si c’est un organisme professionnel désigné qui évalue les diplômes étrangers dans une profession réglementée, le demandeur aura rempli l’une des conditions normalement requises pour obtenir éventuellement une autorisation d’exercer, mais cela ne garantit pas l’octroi d’un permis d’exercer. Le candidat devra satisfaire à d’autres exigences d’octroi de permis propres à la profession réglementée qui s’y rapporte.

En réponse aux préoccupations concernant les critères d’expérience de travail, CIC tient également à rappeler que des points pour l’expérience de travail continueront d’être attribués pour une expérience de travail à l’étranger et au Canada. Il s’agit de la valeur de l’expérience de travail dans la grille d’ensemble qui a été réduite afin de mettre davantage l’accent sur d’autres facteurs qui sont de meilleurs indicateurs de réussite sur le marché du travail canadien. L’expérience de travail au Canada fait gagner 10 points au demandeur pour la capacité d’adaptation; cependant, c’est l’un des 7 facteurs qui peuvent être associés pour obtenir le maximum de points (10) en ce qui concerne la capacité d’adaptation. Ne pas avoir d’expérience de travail au Canada ne signifie pas qu’on ne peut pas obtenir le maximum de points pour la capacité d’adaptation.

Quant aux préoccupations au sujet de l’AMT selon lesquelles le processus peut être coûteux pour les employeurs, il y a récemment eu des modifications pour faciliter le processus d’AMT (par exemple l’avis relatif au marché du travail accéléré), afin de répondre aux besoins des employeurs admissibles qui ont un bilan solide et de traiter à temps leur demande d’avis relatif au marché du travail (AMT) tout en renforçant les exigences liées à la conformité des employeurs. Dans l’ensemble, l’avantage d’avoir un examen du marché du travail permet de s’assurer que le travailleur étranger n’aura pas un effet négatif sur le marché du travail.

Catégorie fédérale des métiers spécialisés (CFMS)

Six des 97 commentaires (6 %) et 2 des 17 questions (12 %) reçus pendant la période de publication préalable concernaient la nouvelle CFMS. Il s’agissait de donner des précisions sur les nouvelles exigences. La moitié des commentaires relatifs à la CFMS ont apporté un appui général au nouveau programme (3 sur 6) et indiquaient qu’on prévoit qu’il donne lieu à une augmentation des gens de métier spécialisés sur le marché du travail. Le reste des commentaires était neutre (1 sur 6) ou négatif (2 sur 6). Ces derniers concernaient : (1) les préoccupations sur la classification nationale des professions (CNP) des métiers spécialisés, qui est un système de classification normalisé développé par RHDCC et Statistique Canada; (2) le fait que l’expérience de travail requise pourrait renforcer le sexisme dans les métiers, car l’exigence de deux années d’expérience professionnelle au cours des cinq dernières années peut désavantager les demandeurs de sexe féminin. Toutefois, étant donné que l’expérience de travail est un facteur important en vue de l’évaluation de la capacité des candidats dans les métiers spécialisés pour leur permettre de bien s’établir économiquement et que l’expérience de travail récente est souvent la plus pertinente pour les employeurs, cette option stratégique est considérée comme un élément crucial de la CFMS.

Catégorie de l’expérience canadienne

Une proportion supplémentaire de 8 % des commentaires (8 sur 97) concernait les modifications apportées à la CEC. Plus du tiers de ces commentaires (3 sur 8) étaient généralement favorables, tandis qu’un peu moins des deux tiers (5 sur 8) étaient généralement défavorables. Les cinq personnes ayant formulé des observations défavorables (dont certaines ont indiqué être des résidents permanents) ont mentionné avoir personnellement de la difficulté à trouver un emploi et ont exprimé l’avis que l’assouplissement des exigences du programme aurait pour effet d’accroître le nombre des résidents permanents qui sont en concurrence pour les emplois au Canada. Les commentaires favorables faisaient valoir l’avantage que représentait l’accélération des délais de traitement permise par la CEC (1 sur 8) et appuyaient de façon générale la réduction de l’expérience de travail exigée (2 sur 8).

Malgré la crainte que la réduction des exigences assorties à la CEC ne contribue à rendre plus incertaines les perspectives d’emploi qui s’offrent aux résidents permanents, les améliorations apportées à la CEC ont pour objet d’aider à répondre aux besoins en main-d’œuvre. Les immigrants sont sélectionnés en fonction de leur capacité manifeste d’obtenir un emploi au Canada et de leur compétence linguistique. Ces deux éléments conjugués renseignent sur la capacité du demandeur de réussir son établissement économique au Canada.

Exigences linguistiques

Outre les commentaires au sujet des modifications apportées aux trois programmes susmentionnés, 17 commentaires (17 sur 97, soit 18 %) et une question (1 sur 17, soit 6 %) formulés pendant la période de publication préalable ont porté sur les exigences linguistiques. Sept commentaires sur 17 (41 %) ont abordé la question des tests linguistiques obligatoires, bien que ce soit une exigence de la CTQF et de la CEC depuis 2010. Les nouveaux éléments prévus par cette réglementation sont les exigences linguistiques minimales établies dans le cadre de la CTQF et de la CFMS.

Deux commentaires (2 sur 17, soit 12 %) ont indiqué que l’introduction d’un seuil minimum de compétence linguistique constitue une évolution positive. Cinq répondants (5 sur 17, soit 29 %) ont exprimé des préoccupations au sujet du seuil et, parmi ceux-ci, trois ont évoqué la possibilité que le nouveau seuil minimum de compétence linguistique ait une incidence sur le pays d’origine des immigrants sélectionnés dans le cadre de ces programmes d’immigration économique. Aucune donnée sérieuse ne vient actuellement étayer cette préoccupation dans le contexte canadien à long terme. Cependant, de nombreuses données montrent que la compétence linguistique a un effet bénéfique en facilitant l’intégration au marché du travail. CIC continuera de surveiller le profil des immigrants sélectionnés dans le cadre des programmes d’immigration économique à la suite des modifications apportées aux critères de sélection.

Il y avait aussi trois commentaires (3 sur 17, ou 18 %) des répondants qui demandaient la baisse du seuil ou l’adoption d’une approche plus souple pour évaluer les compétences linguistiques et attribuer des points pour la langue. Il incombe au Canada d’assurer le traitement égal de tous les candidats. Or, les tests linguistiques effectués par un tiers sont une façon objective d’évaluer les compétences linguistiques avant la présentation de la demande, ce qui en fait un moyen équitable et efficace d’évaluer la compétence linguistique.

La question provenait d’un répondant qui voulait savoir ce qui avait été fait pour assurer une participation équitable des candidats de langue française. La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés vise à respecter le caractère bilingue du Canada et à favoriser le développement des minorités de langue officielle du Canada. CIC a joué un rôle actif dans le recrutement de candidats de langue française dans le cadre des forums d’emploi (Destination Canada) et des activités de recrutement ciblées.

Coopération en matière de réglementation

Puisque la réglementation en matière de programmes d’apprentissage et de métier relève exclusivement de la compétence des provinces et des territoires, CIC a rencontré des représentants provinciaux et territoriaux en octobre 2011, et a convoqué par la suite des rencontres spéciales auxquelles ont assisté des fonctionnaires des ministères provinciaux et territoriaux de l’immigration et des membres du Conseil canadien des directeurs de l’apprentissage pour discuter prioritairement de la CTMSF. CIC continuera de rencontrer ponctuellement les représentants provinciaux et territoriaux après la mise en œuvre des dispositions réglementaires pour assurer l’intégrité du programme et cerner les domaines préoccupants, le cas échéant.

Justification

Les dispositions réglementaires entraîneront une évaluation plus efficace du grand nombre de demandeurs au titre de la CTQF, et aideront CIC à mieux sélectionner les immigrants dont les attributs sont valorisés sur le marché du travail canadien. La sélection d’immigrants qui peuvent, dans une période plus courte, trouver un emploi à la hauteur de leurs compétences, serait aussi bénéfique pour l’économie canadienne et les employeurs canadiens. Une intégration plus rapide au marché du travail comportera des avantages immédiats pour l’économie canadienne, comme un meilleur accès aux travailleurs qualifiés qui ont les compétences dont a besoin le marché du travail, et cela aura pour effet de réduire la demande d’aide gouvernementale. Les modifications cadrent avec la création d’un système de sélection de l’immigration économique souple et rapide, annoncée par le gouvernement dans le Plan d’action économique de 2012.

a) Système de points révisé pour la CTQF

En ce qui concerne les compétences linguistiques, l’établissement de niveaux minimaux de compétences linguistiques aura une grande incidence sur les demandeurs éventuels qui ont une connaissance de base et de faible à intermédiaire de l’anglais et du français, puisque les travailleurs qualifiés (volet fédéral) dont les compétences linguistiques sont de niveau inférieur à NCLC/CLB 7 ne seront pas admissibles selon la nouvelle grille de sélection. Le niveau minimal de compétence linguistique et l’importance accrue accordée à ce type de compétence devraient réduire le nombre de travailleurs qualifiés (volet fédéral) qui arrivent avec une faible connaissance de la langue. La maîtrise de la langue est très valorisée par les employeurs et son utilité pour l’acquisition d’autres compétences est reconnue. Selon l’évaluation du programme, l’effet de la compétence linguistique sur le revenu augmente graduellement en fonction du nombre de points alloués et atteint un sommet lorsque le pointage se situe entre 16 et 20 points, soit le maximum de points alloués pour la connaissance de la première langue officielle. Les personnes qui se situent dans cette fourchette de points touchent un revenu qui est de 38 % à 39 % plus élevé que celui des travailleurs qualifiés du volet fédéral qui ont obtenu de 0 à 7 points pour la langue. L’évaluation a aussi fait ressortir un problème lié à l’ancienne grille de sélection, qui permettait à des demandeurs au titre de la CTQF d’obtenir un nombre suffisant de points pour obtenir la note de passage sans parler l’anglais ni le français en compensant par un nombre accru de points alloués à d’autres facteurs. Cette situation est préoccupante étant donné le rôle essentiel de la connaissance de la langue pour assurer une bonne situation économique (voir référence 19), (voir référence 20).

La diminution des points alloués à l’âge est plus graduelle, le but étant d’établir un équilibre entre les objectifs du programme (qui consistent notamment à encourager l’immigration de travailleurs plus jeunes, ceux-ci contribuant généralement plus longtemps au marché du travail avant la retraite) et les préoccupations exprimées par les intervenants durant les consultations.

D’après l’analyse, les modifications apportées à la grille toucheront principalement les demandeurs âgés entre 39 et 53 ans. Selon les demandes antérieurement reçues, le travailleur qualifié du volet fédéral moyen a 34 ans, ce qui se situe légèrement sous le groupe d’âge qui sera touché par la pondération accordée à l’âge. Bien que les modifications puissent ne pas avoir d’effet immédiat sur l’âge moyen des demandeurs au titre de la CTQF, étant donné l’importance de l’âge comme déterminant économique ainsi que les problèmes démographiques imminents du Canada, la modification des exigences relatives à l’âge contribuera à attirer par cette catégorie de jeunes immigrants qui, comme le démontrent les recherches, sont plus souples et adaptables et qui contribueront à l’économie canadienne plus longtemps.

Les modifications apportées à la grille réduiront le poids de l’expérience professionnelle. Des recherches sur le revenu de la vie entière des immigrants, à l’aide des données la Banque de données longitudinales sur les immigrants, indiquent que l’expérience professionnelle acquise à l’étranger est très négligée par les employeurs canadiens. Elles ont révélé que l’expérience de travail à l’étranger ne correspond qu’à un salaire légèrement plus élevé pour les immigrants, une fois qu’ils sont employés. La hausse du revenu gagné sur le marché du travail canadien en raison de l’expérience de travail à l’étranger est beaucoup plus faible que celle qui est associée à une période équivalente de travail au Canada. Cependant, des études font aussi état qu’une fois les immigrants bien intégrés au marché du travail canadien, la négligence de leur expérience de travail à l’étranger diminue. L’expérience professionnelle antérieure d’un immigrant est de plus en plus reconnue dans le contexte de son expérience canadienne. En d’autres mots, l’expérience de travail à l’étranger sera moins utile pour l’obtention d’un premier emploi au Canada mais aura de la valeur une fois que l’immigrant sera employé (voir référence 21).

La définition de « travail à temps plein » sera modifiée de manière à tenir compte d’un changement dans la durée habituelle conformément à la définition utilisée par RHDCC et Statistique Canada, qui indique 30 heures semaines, ou l’équivalent en temps partiel continu. Le travail bénévole et le travail effectué en contrepartie d’autres types de rémunération (par exemple logement et repas) seront exclus afin de ne pas encourager le bénévolat au Canada comme moyen de devenir admissible dans cette catégorie.

La difficile reconnaissance des diplômes étrangers est souvent citée comme étant un obstacle à l’emploi. La nouvelle exigence portant sur l’évaluation des diplômes avant la présentation de la demande, par un organisme d’évaluation des diplômes ou une organisation professionnelle, permet d’allouer des points aux études au titre de la CTQF en fonction d’une meilleure estimation de la qualité d’un diplôme étranger. La nouvelle exigence vise aussi à aider CIC à mieux déceler les titres de compétences frauduleux. De plus, elle contribue à gérer les attentes des demandeurs en leur donnant au début du processus de demande de l’information sur la valeur de leurs diplômes étrangers au Canada.

Le rapport d’évaluation du diplôme porte seulement sur les diplômes et ne sert qu’à des fins d’immigration. Pour les demandeurs qui ont l’intention de travailler dans une profession réglementée, le rapport d’évaluation du diplôme aux fins d’immigration ne remplacera pas l’évaluation plus approfondie et les processus d’accréditation des organismes de réglementation car ces domaines sont régis par les professions en cause et les provinces et territoires. Une évaluation des diplômes étrangers aidera les demandeurs principaux, les employeurs et les organismes de réglementation en indiquant quels en sont les équivalents au Canada, mais ce ne sera ni une garantie d’emploi ni une autorisation d’exercer une profession réglementée.

Le remplacement de l’AER par un AMT vise à simplifier le traitement, pour que les employeurs puissent embaucher plus facilement et plus rapidement des travailleurs qualifiés étrangers et appuyer la demande de résidence permanente de ces derniers. Grâce au remplacement de l’AER, nous instaurerons les mêmes mesures d’authenticité et d’intégrité que celles utilisées pour les immigrants qui viennent au Canada pour travailler temporairement, et nous assurerons la cohérence des programmes. Cette modification vise à accroître l’adaptabilité de la CTQF aux besoins globaux du marché du travail grâce à l’analyse de l’incidence du travailleur qualifié sur le marché du travail canadien afin d’éliminer les effets négatifs et d’accélérer l’ensemble du processus.

Les modifications apportées au facteur de la capacité d’adaptation correspondent à l’importance accordée à l’expérience professionnelle au Canada dans le marché du travail canadien, et au rôle déterminant de la connaissance de la langue dans l’intégration socioéconomique.

Le choix de modifier en profondeur la CTQF cadre avec l’objectif du gouvernement canadien de créer un système d’immigration économique, souple et rapide visant principalement à répondre aux besoins du marché du travail canadien, tel qu’il est énoncé dans le Plan d’action économique de 2012.

b) Nouvelle catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral)

Les normes plus élevées pour les demandeurs qui sont des gestionnaires, des professionnels ou des techniciens, et l’exigence relative à l’évaluation des diplômes étrangers avant la présentation d’une demande au titre de la CTQF, s’appuient sur les nombreux résultats probants de la recherche et elles ont le soutien de bon nombre d’intervenants. Cependant, une connaissance plus approfondie de la langue et l’évaluation des diplômes étrangers peuvent aussi constituer un obstacle pour les demandeurs qui exercent un métier spécialisé, puisque les diplômes relatifs aux métiers ne sont pas évalués habituellement par des organismes d’évaluation désignés, en raison des grandes différences qui existent entre les programmes de formation en apprentissage, une situation courante dans les métiers.

Compte tenu de l’intensification de la concurrence pour attirer et maintenir en poste des gens de métiers spécialisés, et de la nécessité d’atténuer les difficultés que pourra causer la grille de points de la CTQF à ces travailleurs, un programme fédéral d’immigration simplifié est donc mis sur pied pour les travailleurs de métiers spécialisés. Ce programme est fondé sur des critères qui cadrent mieux avec ces métiers et il vise à garantir que les gens de métier admis sont bien positionnés pour travailler au Canada.

La CTMSF vise à aider à combler les pénuries de main-d’œuvre croissantes au Canada dans certains métiers spécialisés, en facilitant l’immigration grâce à des critères de sélection qui correspondent davantage aux réalités des gens de métier et qui mettent plus l’accent sur l’expérience pratique. Les critères ont été élaborés en prenant en compte les différences entre les processus provinciaux et territoriaux d’accréditation professionnelle et l’importance de répondre à des exigences linguistiques minimales puisque la maîtrise de la langue est un facteur déterminant de réussite des immigrants.

Les travailleurs formés à l’étranger qui répondront aux exigences réglementaires et qui disposeront d’un emploi réservé devront tout de même satisfaire aux exigences des provinces et territoires afin de pouvoir être autorisés à exercer des métiers pour lesquels une formation est obligatoire. Ils devront par ailleurs remplir les exigences des provinces et territoires afin d’être admissibles aux examens visant à faire reconnaître leur compétence (par exemple heures de formation, expérience acquise au Canada dans certains cas afin de vérifier que les intéressés connaissent les pratiques ainsi que les codes professionnels et de sécurité au travail qui s’appliquent au Canada).

c) Amélioration de la catégorie de l’expérience canadienne

Il faut améliorer la CEC afin de répondre encore mieux aux besoins du marché du travail, en facilitant l’accès à la résidence permanente des travailleurs étrangers qualifiés temporaires qui ont démontré leur capacité de réussir leur établissement économique.

Ensemble, les modifications apportées dans le cadre de la modernisation de la CTQF, la nouvelle CTMSF et les améliorations apportées à la CEC, auront pour objectif de répondre aux besoins économiques plus vastes du marché du travail et de combler les pénuries de main-d’œuvre à l’échelle nationale, grâce à une meilleure sélection des travailleurs qualifiés selon des critères qui assureront une meilleure situation économique. Grâce à ces modifications réglementaires, le gouvernement du Canada tirera parti des améliorations qui sont suggérées dans l’évaluation du programme des TQF, confirmées par des recherches récentes, et reconnues comme des pratiques exemplaires par d’autres pays qui reçoivent des immigrants. Compte tenu de l’évaluation, de la recherche et des observations formulées par les intervenants, ne pas apporter d’améliorations constituerait un manquement aux obligations de CIC dont le mandat est d’augmenter au maximum les avantages économiques de l’immigration et de réaliser les objectifs fixés par le gouvernement du Canada.

L’ensemble des modifications réglementaires adoptées accorde une plus grande importance aux facteurs les plus étroitement liés à une bonne situation économique. Il est conçu pour réaliser les objectifs stratégiques consistant à choisir les demandeurs qui seront capables de s’établir économiquement au Canada plus rapidement et de passer une plus longue partie de leur vie active sur le marché du travail avant de prendre leur retraite, et qui ont une meilleure maîtrise de la langue. Enfin, il vise à faciliter l’immigration de gens de métiers spécialisés, et à donner les moyens aux employeurs de maintenir en poste et d’attirer plus aisément les travailleurs étrangers temporaires qui se tirent bien d’affaire sur le marché du travail canadien.

Mise en œuvre, application et normes de services

Les modifications réglementaires entreront en vigueur en deux phases. Dans le cadre de la première, les dispositions réglementaires concernant la désignation des organisations chargées de l’évaluation des diplômes, les exigences quant à la compétence linguistique minimale ainsi que les nouvelles dispositions réglementaires concernant la CEC entreront en vigueur le 2 janvier 2013. Les demandeurs au titre de la CEC bénéficieraient des critères plus favorables prévus par les nouvelles dispositions. Les demandeurs exerçant un métier spécialisé bénéficieront quant à eux de la possibilité de présenter une demande au titre de la nouvelle CTMSF, mieux adaptée à leurs qualifications.

Dans le cadre de la deuxième phase, les dispositions réglementaires relatives aux critères de sélection de la CTMSF, les modifications apportées au facteur de l’emploi réservé ainsi que la nouvelle grille de points entreront en vigueur le 4 mai 2013.

Les modifications comprendront diverses exigences, comme la mise à jour des formulaires de demande, du site Web de CIC, des systèmes de TI, de la formation pour les représentants de CIC, et la désignation des organismes d’évaluation des diplômes étrangers.

Citoyenneté et Immigration Canada adoptera une méthode proactive de communication pour faire en sorte que les demandeurs connaissent le nouveau processus d’évaluation et les nouvelles exigences de chaque programme. Les éléments suivants seront clairement énoncés sur le site Web de CIC ainsi que dans les autres documents de communication destinés aux demandeurs potentiels :

  • quelles personnes sont admissibles à ces programmes d’immigration;
  • le fait d’être sélectionné n’est pas en soi la garantie de trouver un emploi au Canada, ou dans la profession souhaitée;
  • l’évaluation des diplômes par un organisme désigné ou une offre d’emploi dans un métier spécialisé ne dispenseront pas le demandeur des exigences liées au permis d’exercer et à la réglementation de la province ou du territoire où ils résident ou travaillent.

Un groupe de travail pour la mise en œuvre, composé de représentants de CIC et de RHDCC, a été mis sur pied pour élaborer un plan opérationnel complet afin que les procédures, le soutien du système et les outils de communication nécessaires soient établis d’ici l’entrée en vigueur de la réglementation.

Tout faux renseignement utilisé dans une demande au titre d’un programme d’immigration pourra entraîner un refus fondé sur une fausse déclaration, ce qui a de graves conséquences comme l’interdiction d’entrer au Canada pendant deux ans ou des amendes en vertu de la LIPR. Les employeurs qui n’ont pas respecté les conditions d’AMT antérieurs sans disposer d’une justification satisfaisante et ceux qui figurent sur une liste d’employeurs inadmissibles ne seront pas autorisés à présenter des offres d’emploi à des étrangers pendant deux ans.

En vertu de la Politique sur l’évaluation du Secrétariat du Conseil du Trésor, les ministères sont tenus d’évaluer leurs dépenses de programmes directes sur une période de cinq ans. Les présentes modifications feront l’objet d’une surveillance et d’une évaluation conformément aux calendriers réguliers d’évaluation des programmes.

Personne-ressource

Susan MacPhee
Directrice
Politique et programmes de l’immigration économique
Citoyenneté et Immigration Canada
365, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 1L1
Téléphone : 613-954-4214
Télécopieur : 613-954-0850
Courriel : Susan.MacPhee@cic.gc.ca

  • Référence a
    L.C. 2012, ch. 17, art. 9
  • Référence b
    L.C. 2001, ch. 27
  • Référence 1
    DORS/2002-227
  • Référence 2
    La Classification nationale des professions est un outil mis au point par Ressources humaines et Développement des compétences Canada et Statistique Canada pour créer un cadre normalisé qui permet de structurer le monde du travail des Canadiens à l’aide de la description des professions et de leur classification d’après le niveau et le genre de compétence.
  • Référence 3
    Services économiques RBC (2011). Situation des immigrants sur le marché du travail au Canada : les avantages de combler les écarts au chapitre de l’emploi et de la rémunération. www.rbc.com/economie/marche/pdf/immigrationf.pdf.
  • Référence 4
    Hiebert, D. (2006). Skilled Immigration in Canada: Context, Patterns and Outcomes. Dans Birrell, Hawthorne et Richardson, Evaluation of the General Skilled Migration Categories. Commonwealth of Australia.
  • Référence 5
    Shellenberg et Maheux (2007). Perspectives des immigrants sur leurs quatre premières années au Canada : Faits saillants des trois vagues de l’Enquête lon-gitudinale auprès des immigrants du Canada. Tendances sociales canadiennes. (Éd. spéciale)
  • Référence 6
    Les instructions ministérielles (IM) gèrent l’admission des immigrants à l’aide d’une série de critères d’admissibilité au traitement, et d’un plafond pour les nouvelles demandes de TQF traitées annuellement. Selon le quatrième ensemble d’instructions paru en novembre 2011, les travailleurs qualifiés peuvent présenter une demande au titre du PTQF s’ils ont une offre d’emploi réservé admissible, s’ils possèdent une année d’expérience professionnelle dans au moins une des 29 professions prioritaires, ou s’ils sont inscrits à un programme d’études de troisième cycle au Canada. Le troisième ensemble d’IM, entré en vigueur le 1er juillet 2011, a fait passer le plafond annuel de 20 000 TQF à un total de 10 000, et a fixé à 500 le nombre de travailleurs par profession prioritaire. Cette restriction à l’égard des nouvelles demandes de TQF était nécessaire pour continuer à progresser vers l’atteinte des objectifs de traitement et de réduction de l’arriéré. (Rapport annuel au Parlement sur l’immigration, 2011)
  • Référence 7
    Système de projection des professions au Canada, projections pour les métiers spécialisés, 2009-2018 (national), www23.rhdcc.gc.ca/w.2lc.4m.2@-fra.jsp.
  • Référence 8
    Green David A. et Christopher Worswick. 2002. Gains des immigrants de sexe masculin au Canada : Effets de l’intégration au marché du travail et avantages de l’expérience acquise à l’étranger. Document de recherche. Citoyenneté et Immigration Canada. Décembre 2002.
  • Référence 9
    Alboim, Naomi, Ross Finnie, et Ronald Meng. 2005. « The discounting of immigrants’ skills in Canada : evidence and policy recommendations », IRPP Choices, vol. 11, no 2.
  • Référence 10
    Aux États-Unis, les catégories d’immigration économique sont régies par la demande et ne sont pas fondées sur un système de points.
  • Référence 11
    Pour plus d’information sur l’importance de l’âge, voir: Schaafsma and Sweetman. 2001. Immigrant Earnings: Age at Immigration Matters; Australian Government — Department of Immigration and Citizenship. 2008. Fact Sheet 14 — Migrant Labour Market Outcomes; Dempsey. 2004. Sources de revenu et autonomie des immigrants âgés au Canada.
  • Référence 12
    Green et Worswick. 2002. Gains des immigrants de sexe masculin au Canada: Effets de l'intégration au marché du travail et avantages de l'expérience acquise à l'étranger. Anisef, Paul, Sweet Robert, Adamuti-Trache Maria, Walters David. Immigrants récents: comparaison des participants et des non-participants à l’éducation postsecondaire au Canada (www.cic.gc.ca/francais/ressources/ recherche/comparaison_postsecondaire.asp); Alboim, Naomi, Ross Finnie, et Ronald Meng. 2005. «The discounting of immigrants’ skills in Canada: evidence and policy recommendations», IRPP Choices, vol. 11, no 2.
  • Référence 13
    La définition du «travail à plein temps», qui sera modifiée de façon à équivaloir à «au moins 30 heures de travail par semaine», s’appliquera aux trois catégories (CTQF, CTMSF et CEC).
  • Référence 14
    Les employeurs ne sont pas admissibles s’il est établi que, au cours des deux années ayant précédé leur demande d’AMT, le salaire versé, les conditions de travail ménagées ou l’emploi confié à un travailleur étranger temporaire n’étaient pas essentiellement les mêmes que ceux précisés dans leur offre d’emploi, et qu’aucune justification raisonnable n’a été fournie. Si un employeur échoue une évaluation visant à déterminer si les modalités sont essentiellement les mêmes, l’accès aux programmes de résidence temporaire et permanente serait bloqué pendant deux ans.
  • Référence 15
    Pour la nouvelle catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), les offres d’emploi sont assujetties aux mêmes exigences relatives à l’AMT que celles de la CTQF modifiée. À la fois pour la CTQF et la CTMSF, lorsqu’un AMT positif est nécessaire, on s’assure ainsi que RHDCC a évalué la légitimité de l’employeur et a déterminé que le travailleur étranger n’aurait pas d’incidence négative sur le marché du travail canadien.
  • Référence 16
    Le Programme des normes interprovinciales Sceau rouge est un partenariat entre le gouvernement du Canada, les provinces et les territoires qui a permis l’élaboration de normes communes touchant 53 métiers en collaboration avec l’industrie. Le programme du Sceau rouge est reconnu comme la norme d’excellence pour tous les métiers, permettant aux gens de métiers qualifiés de travailler partout au Canada. Un grand nombre de provinces (mais pas toutes) ont adopté l’examen du programme interprovincial Sceau rouge (un examen écrit à choix multiples) pour décerner des certificats d’aptitude professionnelle dans 53 métiers.
  • Référence 17
    Le Programme des candidats des provinces est en place dans 11 provinces ou territoires (le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et toutes les provinces sauf le Québec). Ce programme leur donne le pouvoir de nommer des personnes en tant que résidents permanents pour répondre à des besoins particuliers du marché du travail et en matière de développement économique.
  • Référence 18
    Quinze commentaires étaient de nature très générale (15 sur 97, soit 15 %) et ne pouvaient pas être classés dans les thèmes du programme.
  • Référence 19
    Garnett Picot et Arthur Sweetman (2005). Dégradation du bien-être économique des immigrants et causes possibles: mise à jour.
  • Référence 20
    Abdurrahman Aydemir et Mikal Skuterud. 2004. Explication de la détérioration des gains au niveau d’entrée des cohortes d’immigrants au Canada : 1966-2000.
  • Référence 21
    Anisef, Paul, Sweet, Robert, Adamuti-Trache, Maria, Walters, David. Immigrants récents: comparaison des participants et des non-participants à l’éducation postsecondaire au Canada.